Deux mois de confinement sont passés, qui auront eu le mérite de remettre en question certaines de nos habitudes et de nos certitudes. Une réflexion sur soi, son quotidien professionnel comme personnel, son organisation : autant de questionnements parfois difficiles, mais qui ont pu faciliter l’éclosion de bonnes pratiques. Que ce soit au sujet de la santé, de l’hygiène de vie, du travail, ou de la gestion du quotidien à la maison, nous avons souvent su trouver de nouvelles ressources vers plus de bien-être. Un engagement avec nous-mêmes, mais aussi pour et avec les autres. L’enjeu est maintenant que ces pratiques nées ces dernières semaines trouvent un écho dans l’« après-confinement » et prennent ainsi la forme de bonnes habitudes [1].

Activité physique, sommeil et alimentation : priorité à la santé et au bien-être

Le triptyque activité physique, sommeil et alimentation a été au cœur des préoccupations et des enjeux « santé et bien-être » du confinement. 

Face à un quotidien chamboulé, marqué par plusieurs restrictions, le maintien dans le temps d’une hygiène de vie saine et de routines quotidiennes a souvent été bénéfique physiquement comme psychologiquement. 

Pour certains d’entre nous, le confinement a été l’occasion de remettre à plat certaines manières de consommer : mise en place d’éco-gestes, produits ménagers faits maison, élaboration d’un compost, valorisation des circuits courts et des produits de saison, etc.  

Pour d’autres, cela a été synonyme de repas équilibrés, à heures fixes et en famille, et de plaisir à cuisiner.  

Enfin, certains se sont rendus compte qu’ils pouvaient pratiquer avec assiduité et plaisir du sport à la maison, sans l’équipement d’une salle de sport. 

Qu’a-t-on retiré de ces différent changements, même minimes, dans notre organisation ? Quelle(s) bonne(s) pratique(s) peut-on s’engager à faire perdurer maintenant que nous sommes sur la voie du déconfinement ? 

La maison, un cocon à protéger tous ensemble

Véritable refuge le temps du confinement, jamais nous n’aurons passé autant de temps à la maison que l’on soit seul(e), en couple ou en famille.  

Les tâches du quotidien et l’entretien de notre espace de vie ont pris encore plus d’ampleur. Ce fut l’occasion de nous réorganiser, de réaménager notre intérieur, d’établir des plannings afin d’occuper les uns, de responsabiliser les autres et surtout de mieux répartir ou partager les tâches. 

Parfois, cette nouvelle organisation s’est peut-être traduite par des tensions ou frictions au sein de la famille, l’occasion d’aborder le sujet de la charge mentale, qui reste plus que jamais d’actualité après le confinement. 

Si nous sommes encore à la maison avec les enfants pendant cette période de déconfinement progressif, nous ne devons pas relâcher l’attention sur les possibles accidents domestiques. Si ce n’est pas déjà fait, sécurisons la maison et plus particulièrement cuisine et salles de bain contre les risques de brûlure, de glissade ou d’électrocution.

Les beaux jours sont là… Pour ceux qui ont la chance d’avoir un jardin ou une terrasse, veillez à ranger les outils de jardinage en lieu sûr, à faire attention aux plantes toxiques et à éloigner les enfants du barbecue… 

Prendre soin de ses proches, faire attention à soi

Confinés, nous avons veillé de loin sur nos proches âgés ou vulnérables et  nous nous sommes organisés avec nos voisins pour mutualiser les courses,. Ces initiatives basées sur l’entraide et la prévention n’ont jamais été aussi nombreuses et ont permis aux personnes en isolement de rompre avec la solitude.     

Entretenir les liens de quartier, échanger davantage et plus régulièrement avec nos proches ou nos voisins, autant de bonnes résolutions à conserver. 

Pendant cette période inédite, certains ont aussi eu la chance de consacrer quelques moments pour eux uniquement. À travers une activité manuelle, une formation ou une nouvelle pratique comme la méditation… C’est l’opportunité de faire perdurer ces moments et de satisfaire nos petits plaisirs au quotidien, qui nous génèrent un véritable impact bien-être.  

Entre le télétravail, les tâches ménagères et les enfants, vous n’avez peut-être pas eu l’occasion de prendre ce temps-là ? Si vos enfants sont à nouveau à l’école, pourquoi ne pas profiter du déconfinement pour sauter le pas et prendre enfin un peu de temps pour vous ?  

En entreprise comme en télétravail, l’importance du lien entre collègues

Même si le télétravail présente de multiples avantages, lorsqu’il survient de manière « imposée » et impromptue, il peut s’avérer déstabilisant. 

Une des vertus du confinement a été de faire jaillir des idées plus créatives les unes que les autres pour justement retrouver le lien entre collègues, même en virtuel.  

Des pauses café en visio, aux groupes de discussion, une nouvelle proximité s’est créée. Une autre forme de relation professionnelle, qui au retour dans l’entreprise, sera certainement plus empathique et bienveillante.  

Le confinement aura pour d’autres été synonyme de prise de conscience et d’envies professionnelles nouvelles. La bonne résolution « déconfinement » ? Prendre le sujet à bras le corps et concrétiser ce projet. 

Du bon usage du numérique

Le numérique a été omniprésent pendant le confinement. Continuité pédagogique, lien social avec la famille et les amis, télétravail… Les écrans nous ont accompagnés plus que jamais. 

La gestion du temps d’écran a été un enjeu de taille dans les familles, tant sur le temps passé que sur la qualité des contenus visionnés. 

L’occasion d’un dialogue mutuel parent-enfant sur le numérique : un support nécessaire, mais qui reste à consommer avec modération. Les écrans permettent certes une présence, mais celle-ci ne remplacera jamais le lien physique.  

Une fois les écrans délaissés, certains auront même retrouvé ou découvert les bienfaits de l’ennui, bénéfique pour la créativité et l’imagination. 

La bonne résolution numérique ? Continuer à respecter les règles établies en famille quant aux planning et temps d’écran accordés. 

À pied, à vélo, en deux-roues ou en voiture : pratiquer les « gestes barrières » de l’espace routier

Les gestes barrières sont à la base de la lutte contre la propagation du covid-19. 

D’une certaine manière, la sécurité routière passe elle aussi par l’application de gestes ou comportements préventifs. 

Abandon du téléphone au volant, port d’un équipement de sécurité et de vêtements haute visibilité, respect des limitations de vitesse et du Code de la route… Un engagement qui s’inscrit dans une démarche plus citoyenne, au même titre que la responsabilité individuelle et collective du respect des règles sanitaires. 

Par crainte et par souci de ne pas surcharger les services, nous avons pris nos précautions pour éviter l’hôpital en période de confinement. Essayons de garder cette bonne conduite lors de nos déplacements à pied, à vélo, à deux-roues ou en voiture. 

Pour éviter les transports en commun, certains vont également privilégier les deux-roues ou la voiture. Il s’agit alors de faire attention à nos comportements et pratiques si nous avons tendance à utiliser nos véhicules plus souvent qu’auparavant ou si nous sommes encore novices de la route. 

La réduction de la circulation a eu comme effet de réduire la pollution de l’air, d’apprécier le silence, et d’écouter désormais le chant des oiseaux… Soucieux de préserver ce cocon établi, certains souhaitent désormais utiliser des moyens de transports non polluants, moins coûteux et plus bénéfiques pour la santé.  

De surcroît, ces modes de transport dits doux, le vélo ou la trottinette par exemple,  désengorgent considérablement les transports en commun et permettent de respecter plus facilement les gestes barrières. Pour encourager ce mouvement, le gouvernement a d’ailleurs mis en place des pistes cyclables temporaires.  

Bienveillance, entraide, créativité, écoresponsabilité… mais aussi ennui, gestion de la charge mentale, hygiène de vie…, autant d’expériences individuelles révélées pendant cette période de confinement qui pourraient devenir de bonnes habitudes pour chacun d’entre nous dans ce tant évoqué « Monde d’après ». 

Sources

[1] https://www.lemonde.fr/m-perso/article/2020/03/27/s-il-perdure-le-confinement-contribuera-a-ancrer-de-bonnes-pratiques-dans-la-vie-quotidienne_6034645_4497916.html

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