Verglas, neige... Conduire en hiver : des conditions météorologiques qui exigent la plus grande vigilance de la part du conducteur. Dès la fin octobre, il faut se réhabituer à la conduite de nuit sous la pluie, composer avec le brouillard, ou le soleil bas qui se reflète sur le bitume mouillé.

Intempéries, la bonne conduite en auto

Au volant, faites face aux intempéries

Quelle que soit la saison, mais en particulier l’hiver, prenez le volant en toute sécurité :

- ouvrez l’œil quand vous vous engagez dans un virage : les tapis de feuilles mortes détrempées, en ville ou dans les zones boisées, mais aussi les traînées de boue laissées par les véhicules agricoles, glissent tout autant que du verglas ;
- en cas de pluie, doublez les distances de sécurité et respectez les limites de 80 km/h sur route, et de 110 km/h sur autoroute : les distances de freinage augmentent de 30 % sur sol mouillé ;
- si vous conduisez la nuit, sachez que cela occasionne une fatigue visuelle et nerveuse, d’autant plus s’il pleut. Une pause s’impose alors toutes les heures ;
- en cas de brouillard, évitez le phénomène d’emballement (on colle au conducteur de devant pour ne pas perdre de vue ses feux arrière. Celui-ci, stressé d'être collé, accélère pour prendre ses distances. Et ainsi de suite.)

Prudence sur les routes enneigées

Quant à la conduite sur neige, une seule règle prévaut : roulez lentement, voire très lentement, comme si votre voiture n’avait pas de freins. C’est d’ailleurs tout comme, elle se comporte plus comme une luge dès que vous tentez de ralentir.

C’est pourquoi, sur une route enneigée :

- utilisez le frein moteur ;
- évitez d’appuyer sur l’accélérateur ;
- appuyez sur la pédale de frein seulement en cas d’urgence et à très faible allure.

Si vous êtes possesseur d’un 4x4 ou d’un SUV, sachez que les quatre roues motrices le sont à l’accélération. Mais pas à la décélération car, faute de patinage, les roues arrière ne sont pas motrices… Attention dans les descentes !

Prêtez attention aux alertes météo

Évitez de prendre le volant en cas de phénomènes climatiques exceptionnels :

- la pluie verglaçante, qui tombe sur un sol gelé, transforme instantanément la route en patinoire et interdit tout secours ;
- l’avis de coup de vent ou de tempête est à prendre en compte pour les conducteurs de véhicules hauts (SUV, 4x4) ou de moto, sensibles aux bourrasques ;
- des chutes de neige, même légères, accompagnées de vent fort, peuvent former, par endroits, des congères infranchissables.

N'oubliez jamais que d'autres usagers peuvent être moins à l'aise ou moins bien préparés que vous. Le conducteur qui vous précède combat peut-être la buée avec un chiffon, voit mal la nuit ou panique en sentant sa voiture glisser… Respectez les distances de sécurité pour anticiper toute défaillance ; vous n’êtes jamais seul sur la route.

En hiver, pensez aussi aux animaux sauvages, qui se déplacent au lever et à la tombée du jour, ce qui coïncide avec le moment des trajets domicile-travail.

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