Des effets indésirables ont été signalés en cas de consommation excessive.

Sur les réseaux sociaux et dans nos boîtes mail, le curcuma est vanté comme une sorte de panacée universelle par des entreprises commerciales qui en proposent à la vente. Cancer, cholestérol, allergies, arthrose… les usages médicinaux de cette épice ne semblent pas avoir de limites. Mais qu’en est-il de sa toxicité ?

Une épice traditionnelle asiatique vanté comme une panacée

Le curcuma (Curcuma longa) est une plante de la famille du gingembre. Du fait de ses propriétés anti-oxydantes, il a longtemps été utilisé comme un conservateur alimentaire naturel. La poudre de curcuma, tirée du rhizome séché, est l’ingrédient principal du curry et lui confère son intense couleur jaune.

Sur ses éventuelles propriétés thérapeutiques, nous vous invitons à consulter notre réponse sur le sujet.

Quelle toxicité pour le curcuma ?

Selon l’Agence européenne du médicament (EMA), dans sa monographie sur le curcuma, les éventuels effets indésirables du curcuma sont une sécheresse de la bouche, des flatulences et des brûlures d’estomac (à des doses élevées). Certaines personnes allergiques peuvent présenter des réactions intenses. Un surdosage se traduit par des nausées et des vomissements.

Le curcuma est contre-indiqué chez les personnes qui souffrent d’obstruction des voies biliaires (calculs). Celles qui souffrent d’une maladie du foie doivent consulter leur médecin avant de prendre du curcuma en grande quantité.

Le curcuma à dose élevée est déconseillé en cas d’ulcère de l’estomac ou du duodénum, car il risque d’augmenter l’irritation. Il est également contre-indiqué chez les personnes qui ont développé des signes d’allergie à cette plante.

Par ailleurs, l’Agence européenne du médicament recommande une durée maximale du traitement de deux semaines, et de ne prendre du curcuma ni pendant la grossesse ni pendant l’allaitement, hors usage alimentaire comme épice.

Sources

Le dossier «Curcuma» (Turmeric) de l’Agence européenne du médicament (en anglais)

La fiche «Curcuma» du National Center for Complementary and Integrative Health (NCCIH, une branche des NIH, les Centres nationaux sur la santé américains) (en anglais)

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