Bien conduire, c’est aussi respecter les autres usagers de la route. Pour partager la chaussée en toute sécurité avec les cyclistes, les automobilistes peuvent s’inspirer de quelques bonnes pratiques, faciles à adopter !

Pour de nombreux acteurs associatifs évoluant dans les milieux du vélo et de la sécurité routière, le meilleur moyen de limiter les accidents est de réconcilier automobilistes et cyclistes. Suivez le guide !

 

La voiture impliquée dans la majorité des accidents de vélo :

Parmi les cyclistes tués ou blessés, 2 sur 3 le sont contre un véhicule.

Sécurité à vélo : pour un meilleur partage de la route

L’État, à travers le Plan Vélo et Mobilités Actives, s’engage en faveur de la sécurité des cyclistes. Soutenu par AXA Prévention, ce dispositif gouvernemental prévoit de multiplier par 3 les déplacements à vélo d’ici 2024. L’idée est de sécuriser au maximum le parcours des cyclistes en créant des infrastructures adaptées et nombreuses.

 

Il y a près de 70 000 kilomètres d’aménagements cyclables en France, c'est autant qu’aux Pays-Bas, pays pourtant 13 fois plus petit. D’après le Ministère des transports et L‘ADEME, il faudrait aménager près de 100 000 km de pistes cyclables supplémentaires.

 

En attendant, lorsqu’il n’y a pas de pistes cyclables, les vélos doivent partager la chaussée avec les autres véhicules.

 

La vigilance de tous s’impose, car le risque d’être tué, par heure passée dans la circulation, est 3 fois plus élevé pour un cycliste que pour un automobiliste.

 

Gardons en tête que pour se rendre au travail, faire ses courses ou simplement se promener, circuler à vélo en toute sécurité nécessite d’être attentif, respectueux du Code de la route, et bien équipé

Sécurité à vélo : tous vigilants, au guidon ou au volant…

La prévention doit aussi s’adresser aux automobilistes pour les sensibiliser aux risques liés à la pratique du vélo. Une vision partagée par plusieurs associations de cyclistes et de la sécurité routière…

 

Parmi elles ? « Mon vélo est une vie », dont le président Teodoro Bartuccio milite pour plus de pédagogie. Interrogé en 2017 par Le Parisien sur l’augmentation des accidents mortels de cyclistes*, il proposait qu’une heure de formation du permis de conduire (sur 20 h au total) soit « réalisée à vélo pour que les futurs automobilistes comprennent ce à quoi sont confrontés les cyclistes »[2]. 

Automobilistes : les bonnes pratiques vis-à-vis des cyclistes

Lancée en 2020 par la Sécurité routière, la campagne « Attention à vélo, attention aux vélos » a mis en lumière certaines difficultés rencontrées par les cyclistes. Au volant, il suffit d’un peu de pratique pour que des gestes simples deviennent rapidement des réflexes. Voici quelques exemples :

  • Ralentir en arrivant à un carrefour. Depuis 2012, les cyclistes peuvent franchir certains feux rouges (signalés par un panneau), restez donc vigilants, même si le feu est vert pour vous ;
  • Regarder avant d’ouvrir sa portière. La technique, dite de la « poignée hollandaise », permet de vérifier la présence d’un cycliste. Elle consiste à ouvrir sa portière avec la main opposée (main droite pour le conducteur) et ainsi de faire l’effort de se tourner pour regarder vers l’arrière.
  • Respecter le Code de la route, tout simplement ! Vis-à-vis des vélos, il implique de conserver une distance de sécurité lorsque vous doublez un deux-roues (1m en ville/1,50m hors agglomération) ; il comprend l’interdiction de stationner sur les pistes cyclables et impose de laisser libres les sas vélo lorsqu’ils sont matérialisés aux feux tricolores ;
  • Faire attention aux rues à sens unique. Dans les centres-villes, plusieurs d’entre elles sont accessibles aux vélos à contresens. Elles sont signalées par un panneau et parfois un marquage au sol.

Cyclistes : soignez votre visibilité !

A vélo, le meilleur moyen d’éviter l’accident, c’est d’être visible. Certains équipements sont d’ailleurs obligatoires, comme le port du gilet de haute visibilité la nuit et par temps de pluie ou pour votre vélo, la présence de catadioptres réfléchissants (avant, arrière, sur les rayons et les pédales), ainsi que les feux avant et arrière[3].

Surtout, à vélo, on n’oublie pas de mettre son casque, car les blessures les plus graves sont celles qui touchent les cyclistes à la tête. Elles représentent d’ailleurs la première cause de décès…

Obligatoire pour les moins de douze ans, le casque réduit le risque de blessure grave de 70% et sauve chaque jour des vies ! Il reste donc vivement recommandé, à tout âge.  

 

*Selon la Sécurité routière, les accidents mortels de cyclistes ont augmenté de 27% depuis 2010[4].

Sources

[1] Source ONISR/Ministère de l’Intérieur (https://www.interieur.gouv.fr/actualites/communiques/securite-routiere-attention-a-velo-attention-aux-velos)

[2] https://www.leparisien.fr/automobile/securite-routiere-il-n-y-a-jamais-eu-tant-de-morts-a-velo-25-07-2017-7154892.php

[3] https://www.securite-routiere.gouv.fr/reglementation-liee-aux-modes-de-deplacements/velo/equipements-obligatoires-velo

[4] http://lebureaudecom.fr/securiteroutiere/cp_emailing66_sept2020.html

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