EN BREF

Les accidents de la route sont la première cause de mortalité des 18-24 ans avec 582 jeunes tués en 2014. Parmi eux, 35% ont été victimes d'un accident lié à l’alcool. Un risque encore plus marqué les nuits de week-end (50%). Des chiffres qui doivent vous inciter à la prudence.

Un risque dès le premier verre

Bien avant d'affecter l'équilibre, la vue et les réflexes, l'alcool a un effet désinhibant, à la fois agréable et dangereux. Il peut vous amener à conduire plus vite et en prenant plus de risques… ou d’accepter d'être passager d'un conducteur ivre. Et cela, même à faible dose (c’est-à-dire en dessous du seuil d'alcoolémie légal fixé à 0,5 g d’alcool par litre de sang, soit environ deux verres à jeun). Attention, pour les conducteurs novices (moins de 3 ans de permis), la limite autorisée est désormais fixée à 0,2g/l (concrètement, aucun verre d’alcool avant de prendre la route n’est toléré).

Des effets durables

Il faut 9 heures à un adulte en bonne santé pour éliminer 7 verres correspondant à une alcoolémie de 1,4 g/l et 6 heures pour revenir à une alcoolémie légale de 0,5 g/l (0,2 g/l pour les détenteurs du permis probatoire). L’idée répandue selon laquelle il suffirait de boire une heure avant de prendre la route est illusoire. Il vaut mieux renoncer à prendre le volant, quitte à dormir sur place ou se faire raccompagner par un conducteur sobre.

Des dangers côté passager

Être passager d'un conducteur ivre est aussi dangereux que conduire en état d’ébriété. Chaque année, plusieurs centaines de personnes perdent la vie, souvent parfaitement à jeun, à côté d'un conducteur éméché. Refuser de monter à bord du véhicule d’un ami qui a trop bu peut être une façon de le dissuader de prendre le volant.

Empêcher une personne ivre de conduire : un devoir

En Grande-Bretagne ou en Suède, on considère comme un devoir moral d'empêcher un conducteur ivre de prendre la route, au besoin en appelant la police. En France, on respecte communément le libre-arbitre de chacun. On fait confiance au jugement d’autrui sur ses capacités à reprendre le volant. C’est un tort qui peut avoir de graves conséquences, pour le conducteur comme pour vous. Légalement, la passivité dans ce type de situations peut apparenter à la "non-assistance à personne en danger". Elle peut mener à une sanction pénale, voire à une peine de prison.

Comment réagir face à un coma éthylique ?

Ce risque mortel doit être suspecté chez toute personne s'endormant après une forte consommation d'alcool. Première précaution, le placer en position latérale de sécurité et le couvrir. Ensuite, appelez immédiatement le 15 (Samu) ou le 18 (Pompiers) en décrivant précisément les quantités d’alcool ingérées, et le cas échéant la consommation éventuelle d’autres substances (drogues, médicaments). En attendant les secours, assurez-vous que quelqu’un veille en permanence le malade (le principal risque étant qu’il s’étouffe en vomissant). Attention, ne le forcez surtout pas à avaler quoique ce soit, pas même un café.

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