Le permis est la première étape indispensable pour l’apprentissage de la sécurité sur la route. Mais il a un cout important. Officiellement de 1 200 €, il est en réalité plus proche de 2 000 €. Et encore s'agit-il d'une moyenne, pour certains candidats, l'addition est bien plus salée. Comment limiter les frais ?

Le permis "boîte automatique"

Epargnant les 10 à 15 heures que nécessite en moyenne la maîtrise de la boîte de vitesses et de l'embrayage, cette formule autorise une formation plus rapide et moins coûteuse. Le coût légèrement supérieur des leçons est plus que compensé par leur moindre nombre. Pour un candidat peu doué, l'écart peut atteindre 50 %. Surtout, le permis "BVA" peut désormais être converti en permis classique après un an en passant une épreuve de 30 minutes où le conducteur n'est jugé que sur le maniement de la boîte de vitesse. Enfin, trouver une petite voiture d'occasion bon marché est devenu très facile depuis l'essor de la boîte robotisée, un système peu coûteux qui n'augmente ni la consommation ni le coût d'entretien.

La conduite supervisée

Pour peu que l'on ait un accompagnateur impliqué, c'est la meilleure manière de contenir le nombre de leçons et donc le coût du permis. Cette formule inspirée de la conduite accompagnée s'adresse aux candidats de 18 ans et plus, pour leur permettre d'augmenter leur expérience de conduite avant l'examen, ou après un échec. La conduite supervisée dure au minimum trois mois et 1000 km. Seules conditions, être déjà inscrits en auto-école, avoir obtenu le code et avoir suivi 20 h de leçons de conduite. Comme l'AAC il faut prévoir deux rendez vous pédagogiques à l'auto école et informer l'assureur du véhicule..

La conduite encadrée

Bon à savoir, le jeune qui envisage un diplôme professionnel en lien avec la route (du CAP de chauffeur routier au bac pro de mécanique), peut dès 16 ans se former à la conduite dans le cadre de sa formation. Seule condition, que l'établissement fasse partie de l'Education nationale. Le candidat passera les épreuves du code et de la conduite avant 18 ans et verra ces examens validés une fois son diplôme professionnel obtenu. Il pourra ensuite pratiquer la conduite accompagnée jusqu'à la délivrance officielle de son permis, à partir de 18 ans.

Des aides pour les demandeurs d'emploi…

Quand le fait de ne pas avoir le permis de conduire est un frein à l'embauche – absence de transport en commun sur le bassin d'emploi ou travail supposant de conduire - Pole Emploi peut prendre en charge tout ou partie du coût de la formation dans la limite de 1200 € maximum. Cette aide, versée directement à l'auto-école est réservée aux demandeurs d'emploi en catégorie 1, 2, 4, 5, CRP, CTP ou CSP. Il faut être demandeur d'emploi depuis plus de 6 mois ou donner la preuve d'une promesse d'embauche conditionnée à l'obtention du permis.

La demande d'aide doit être faite avant l'inscription en auto-école, le choix de celle-ci étant validé par Pole Emploi. A savoir, l'aide peut être supprimée si le candidat ne décroche pas l'examen théorique dans les 5 mois suivant le premier versement.

… et pour les allocataires du RSA

Dans le cadre de l'ARE (aide au retour à l'emploi), les bénéficiaires du RSA sans emploi peuvent également voir financer leur permis. Cette aide versée par le département est plafonnée à 1 500 € et est versée soit à la personne, soit à l'auto-école. La demande s'effectue auprès du référent qui suit la personne. L'ARE peut également comporter une aide à l'achat d'un véhicule et aux frais de carburant.

Le permis en candidat libre ?

Le passage par l'auto école n'est pas une obligation légale. Il est possible de passer le permis en candidat libre après avoir suivi, dès 16 ans, une formation sur voiture à doubles commandes. L'accompagnateur doit avoir 28 ans et 5 ans de permis et les formalités en préfecture sont à peine plus compliquées qu'à l'auto école. Reste que l'intérêt économique n'est pas évident : la location d'une voiture d'auto-école revient à 150 € le forfait de 10 heures, limité à 20 à 30 km par heure, assurance et carburant compris. C'est certes deux fois moins cher que l'heure d'auto-école, mais il faudra bien plus d'heure avec un parent ou un ami qu'avec un moniteur professionnel pour avoir une chance d'obtenir son permis et le risque d'échec est bien supérieur. En effet, l'examen repose sur des procédures formelles et une façon de conduire parfois différente de la conduite quotidienne. Et encore faut-il obtenir une place à l'examen : les auto-écoles étant prioritaires, il faut patienter plus de six mois dans certains départements pour en obtenir une. Et encore six mois en cas d'échec… C'est pour cette raison que le permis en candidat libre a peu d'adeptes.​​​

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