Nous ne sommes pas tous égaux face aux différents sports. La morphologie, les capacités cardiaque et respiratoire, le sens de l'équilibre, la coordination motrice, mais également le profil psychologique, conditionnent le choix d'un sport. De plus, l'âge et la présence d'un handicap ou d'une maladie chronique, jouent un rôle dans ce choix.

Consulter son médecin avant

Avant de reprendre une activité physique ou un sport, il est indispensable de consulter son médecin.

Quand on se sent en pleine forme ce contrôle médical peut sembler superflu alors qu’il est essentiel pour détecter d’éventuelles anomalies cardiaques ou des contre-indications à la pratique d’un sport spécifique. Par exemple, on vous déconseillera le tennis si vous faites de l’hypertension ou bien si vous avez des problèmes de varices.

Ce bilan est indispensable quand on a choisi de pratiquer un sport. Il doit être fait de manière sérieuse par un professionnel formé à la pratique de ce type de bilan de santé. Le médecin pourra aussi donner des conseils qui permettront de démarrer dans les meilleures conditions et sans crainte pour notre santé.

Un sportif qui souhaite participer aux activités d'un club affilié à une fédération sportive, et éventuellement s'inscrire à des compétitions, doit obligatoirement avoir une licence. Pour l'obtenir de sa fédération, il devra fournir un certificat de non-contre-indication délivré par un médecin. Ce certificat est habituellement valable pendant quatre mois après la visite de non-contre-indication. Cet examen n'est pas remboursé par l'Assurance maladie.

Certaines activités, comme les boxes, les tirs, l'escrime ou le parachutisme, exigent un certificat de non-contre-indication délivré par un médecin agréé par la fédération sportive concernée.

De nombreuses disciplines (natation, vélo, jogging, etc.) peuvent se pratiquer sans licence. Il est toutefois fortement conseillé de passer un examen annuel chez son médecin pour s'assurer de son aptitude à les pratiquer. De plus, l'inscription sans licence à certaines compétitions exige la présentation d'un certificat de non-contre-indication valide, datant de moins d'un an.

L'examen de non-contre-indication est aussi l'occasion de s'assurer que le sport choisi correspond bien à vos objectifs. Choisir un sport qui vous attire mais qui n'est pas tout à fait adapté à vos capacités physiques pourra ruiner toute envie de persévérer en cas de difficultés. À l'inverse, pratiquer un sport auquel vous n'aviez pas pensé auparavant mais pour lequel vous avez des aptitudes naturelles peut s'avérer extrêmement enrichissant.

Un futur sportif aura donc intérêt à bien préciser au médecin les raisons de son choix. Au moment de l'adolescence, le médecin et les parents ont un rôle fondamental à jouer dans l'orientation du jeune sportif vers un sport adapté à sa nouvelle morphologie et ses nouveaux centres d'intérêt.

Pour la plupart des sports, un médecin généraliste est habilité à fournir un certificat de non-contre-indication. Cependant, dans la mesure du possible, il est toujours préférable d'effectuer son bilan physique général auprès d'un médecin du sport. Celui-ci connaît bien les contraintes de chaque sport et peut, non seulement s'assurer que son patient est à même de pratiquer le sport qu'il a choisi, mais aussi le conseiller sur un autre choix en fonction de ses particularités physiques et psychologiques. De plus, il possède souvent le matériel nécessaire à une exploration plus poussée des aptitudes physiques.

Comment se passe un bilan général ?

Le médecin vérifie plusieurs points avec le patient :

- Quels sont ses antécédents médicaux et chirurgicaux ? Existe-t-il des maladies familiales ?
- Quel est son passé sportif (circonstances, problèmes médicaux éventuels, etc.) ?
- Quels sont les critères qui le poussent à choisir une discipline particulière ? Est-ce son idée ? Est-ce celle de ses parents ? Est-ce lié à un rêve d'enfant ou à l'admiration d'un champion ? Est-ce une manière de s'abstraire du quotidien ou plutôt de se retrouver entre copains ?
- Combien de temps passe-t-il ou compte-t-il passer à faire du sport ?
- Ses vaccinations sont-elles à jour ?
- A-t-il récemment subi des examens : analyses de sang (notamment pour dépister des maladies cardio-vasculaires, le diabète ou des anomalies de la coagulation), radiographies, etc.
- Ressent-il des symptômes à l'effort comme un essoufflement ou une douleur dans la poitrine en montant un escalier ?
- Quels médicaments prend-il régulièrement ?

Une fois le patient dévêtu, son poids et sa taille sont mesurés, puis le médecin va noter la présence éventuelle d'embonpoint.

L'examen du coeur et des vaisseaux
L'auscultation du coeur permet de mesurer la régularité de son rythme et de dépister la présence d'un souffle (qui indique une anomalie du fonctionnement du coeur). Certains exercices simples (par exemple, 30 flexions des genoux en 45 secondes) permettent de voir si le coeur réagit bien à l'effort. Le pouls est pris à la fin de l'exercice puis après une minute de repos (il ne doit pas s'emballer et doit revenir rapidement à la normale). Cet examen peut amener le médecin à orienter le patient vers un cardiologue pour contrôler de façon plus approfondie l'état du coeur par électrocardiographie (ECG, un examen qui mesure l'activité électrique du coeur) ou par échocardiographie (une échographie du coeur qui permet de déceler des maladies non mises en évidence par l'ECG). Le cardiologue peut également lui faire subir une épreuve d'effort.

La mesure de la tension artérielle permet au médecin de dépister une tension trop élevée (hypertension) ou trop faible (hypotension). Un sujet hypotendu aura du mal à pratiquer un sport où il faut rester debout pendant de longues périodes. Un hypertendu devra éviter de pratiquer des sports intensifs et privilégier les sports d'endurance.

La présence de varices contre-indique les sports qui impliquent de rester debout pendant de longues périodes et les sports qui peuvent être à l'origine de coups sur les jambes (judo, ski alpin, par exemple).

L'auscultation permet de déceler des bruits respiratoires caractéristiques de bronchite chronique ou d'asthme. L'évaluation de la capacité vitale (la quantité maximale d'air qu'on peut expirer après une inspiration forcée) peut être faite en mesurant le périmètre thoracique (le tour de poitrine) en inspirant et expirant au maximum. La différence de périmètre doit être d'au moins 6 à 10 centimètres. Une mesure plus précise du volume pulmonaire mobilisable peut se faire avec un appareil (spiromètre) qui mesure la quantité d'air inspirée et expirée.

Au cours du bilan général, le médecin recherche des anomalies des jambes ou des pieds, congénitales, dues à l'âge ou à des traumatismes (pieds plats, jambes arquées ou genoux "en dedans", etc.). Il s'assure de la stabilité des articulations (leur résistance aux mouvements autres que ceux qu'elles doivent effectuer), en particulier des articulations qui supportent le poids comme les chevilles, les genoux ou les épaules (pour les sports comme la gymnastique). Une faiblesse des articulations peut contre-indiquer des sports qui les solliciteraient trop.

L'état des muscles est évalué par des exercices qui mesurent leur tonus et par un examen visuel qui permet la recherche de bosses ou de creux pouvant indiquer un accident ancien.

Les tendons principaux sont palpés pour dépister d'éventuels épaississements ou des douleurs dus à une tendinite. Le tendon d'Achille est particulièrement examiné et sa taille évaluée (un tendon un peu court est plus vulnérable aux traumatismes)

Des malformations des os sont recherchées (bosses, asymétrie, séquelles de fractures, etc.). La colonne vertébrale est examinée en entier depuis les cervicales (cou) jusqu'aux lombaires (bas du dos). Est-elle souple, mobile, déformée ? Sa palpation entraîne-t-elle des douleurs qui révéleraient le pincement d'un nerf ?

L'acuité visuelle est-elle bonne ? Un myope aura du mal à jouer sur un vaste terrain de sport si sa myopie est trop forte pour être corrigée par des lentilles. La vision des couleurs est-elle correcte ? Un daltonien peut avoir du mal à distinguer les drapeaux des sports mécaniques ou les bouées des sports nautiques. Un problème d'audition pourra amener à faire pratiquer un audiogramme (un examen complet et détaillé de l'audition) par un médecin ORL.

Quelques tests simples à réaliser

- Montez un escalier à allure modérée sur trois étages : un essoufflement dénote un manque d'endurance.
- Allongé par terre, le dos bien à plat sur le sol, un petit oreiller sous la tête, amenez lentement vos jambes tendues à 45 cm au dessus du sol et maintenez-les 10 secondes dans cette position. Si vous n'y parvenez pas, vous manquez de tonus musculaire au niveau des abdominaux.
- Essayez de faire quelques pompes pour vérifier le tonus musculaire de vos bras.
- Assis sur une table, les pieds dans le vide, les bras tendus le long du tronc, posez vos mains de chaque côté de vos fesses et soulevez votre corps. Cet exercice exige une bonne musculature dorsolombaire.
- Levez-vous d'une chaise sans vous servir de vos mains pour avoir une idée de l'état musculaire de vos jambes et de vos abdominaux.
- Debout les jambes tendues, penchez-vous en avant et touchez le sol avec vos mains pour évaluer la souplesse de votre colonne vertébrale.
- Restez quelques secondes en appui sur un pied, l'autre étant replié contre le genou, puis changez de pied, pour évaluer votre sens de l'équilibre.

Les contre-indications

Le médecin peut déclarer qu'un patient est inapte à la pratique d'un sport de manière temporaire, partielle ou définitive. Le premier cas concerne généralement des maladies aiguës comme les infections. Les contre-indications partielles sont destinées à éviter à un sportif de pratiquer une discipline qui pourrait aggraver un problème préexistant, par exemple des genoux mal alignés.

Les contre-indications définitives sont rares. Elles concernent les cas où la pratique sportive aggraverait considérablement l'état de santé du patient ou le mettrait en danger. Par exemple, une forte myopie contre-indique définitivement la boxe (la forme de l'oeil myope prédispose aux décollements de rétine en cas de choc), un rein unique contre-indique les sports de combat ou les sports violents (la perte d'un rein due à un traumatisme ne pourrait être compensée par le rein restant), l'asthme et l'épilepsie contre-indiquent la plongée sous-marine, etc.

Sport et grossesse

Une femme peut tout à fait poursuivre une activité sportive lorsqu'elle est enceinte, même si, a priori, certains facteurs sont peu propices aux records : la modification de la silhouette, la fatigue, les nausées, la somnolence, etc.

La grossesse modifie l'organisme de la femme d'une manière bénéfique à l'activité physique : augmentation de la capacité respiratoire et du débit cardiaque, baisse de la tension artérielle, meilleure circulation sanguine dans les organes. Ces signes ressemblent à ceux obtenus par un entraînement physique régulier.

Pendant la grossesse, l'activité physique permet de lutter contre la prise de poids, les insomnies, la constipation, les fuites urinaires et les maux de dos.

Une femme qui s'entraîne régulièrement peut continuer à suivre son programme habituel, voire participer à des compétitions, pendant quelques semaines après la conception. Mais elle doit cependant éviter les exercices traumatisants ou de force et, bien sûr, les abdominaux. De même, les sports de contact ou les sports collectifs qui peuvent être à l'origine de contacts un peu brutaux sont à proscrire. Les activités les plus recommandées pendant une grossesse sont la marche, le vélo d'appartement, la natation, la gymnastique douce, le stretching et l'aquagym.

Le programme que peut suivre une femme enceinte qui a l'habitude de faire du sport est :

- les deux premiers mois : entraînement quasi normal ;
- le troisième mois (où les modifications hormonales s'accompagnent d'un risque accru de fausse couche) : gymnastique d'entretien très douce ;
- du quatrième au huitième mois : activité sportive légère ;
- le neuvième mois : repos.

Ces notions ne sont données qu'à titre indicatif. Une femme enceinte doit faire réévaluer régulièrement son activité sportive en fonction de la façon dont se déroule sa grossesse.

Certaines maladies contre-indiquent formellement l'activité sportive pendant la grossesse : une maladie cardiaque, une hypertension artérielle mal contrôlée, une maladie pulmonaire ou tout autre problème fatigant l'organisme. De plus, des antécédents de fausse couche, une grossesse multiple, une ouverture du col de l'utérus, contre-indiquent également la pratique du sport.
Certains signaux d'alarme doivent amener une femme enceinte à cesser immédiatement son activité sportive : saignements vaginaux, douleurs abdominales, apparition d'une incontinence urinaire ou douleurs du bassin. Elle doit alors consulter un médecin le plus tôt possible. Si un décollement placentaire ou une grossesse extra-utérine sont soupçonnés, toute activité physique est interdite jusqu'au diagnostic définitif.

Sport et maladie chronique

Souffrir d'une maladie chronique ne doit pas être vécu comme un obstacle à la pratique d'une activité sportive. En effet, la pratique d'un sport adapté, quand elle est accompagnée d'un traitement permettant de contrôler la maladie, apporte de nombreux bénéfices physiques et psychologiques. Chez les enfants atteints de maladies chroniques, la pratique d'un sport favorise la socialisation et renforce l'estime de soi.

Cette affection se traduit, dans sa forme aiguë, par des crises de toux et une sensation d'étouffement. Généralement, elle est provoquée par la présence d'un allergène (une substance qui déclenche les crises : pollens, poussières, poils, acariens, etc.) qui aggrave une inflammation chronique des bronches. Les bronches se contractent et sécrètent du mucus : l'air a du mal à circuler vers et surtout hors des poumons. Des facteurs psychologiques comme le stress ou l'anxiété peuvent aggraver les crises, voire même les déclencher.

Les personnes asthmatiques peuvent pratiquer la plupart des sports et en tirer des effets bénéfiques. Cependant, l'entraînement doit être adapté et individualisé. En particulier, l'échauffement est très important. Un entraînement commencé trop brutalement risque, au bout de cinq à dix minutes, de provoquer une crise d'asthme dite asthme d'effort. Pour éviter ces crises, il faut s'échauffer très progressivement et, éventuellement, inhaler un quart d'heure avant l'entraînement quelques bouffées d'aérosol bronchodilatateur prescrit par un médecin. Les personnes asthmatiques doivent également se méfier de l'air froid : mieux vaut se couvrir le nez et la bouche avec une écharpe ou une cagoule, ou préférer les sports en salle (si celle-ci n'est pas trop poussiéreuse !).

Les seuls sports contre-indiqués aux asthmatiques sont la plongée sous-marine et l'équitation (pour les personnes allergiques au poil ou à la sueur des chevaux). Les sports qui exposent à l'air froid (alpinisme, ski, parachutisme, etc.) doivent être pratiqués avec précaution. La natation semble bénéfique (l'air des piscines est chaud et humide) sauf pour ceux qui sont sensibles aux vapeurs de chlore.

Lorsqu'elle est adaptée à leurs capacités et associée à un régime alimentaire, l'activité sportive entraîne de nombreux bénéfices physiques chez les personnes souffrant d'obésité : perte de poids, réduction de l'appétit, diminution des complications cardio-vasculaires, baisse de la tension artérielle, meilleure résistance à l'effort.

Les bénéfices psychologiques du sport se révèlent être tout aussi importants. Les personnes reprennent confiance et ont une meilleure image d'elles-mêmes car elles participent à des activités qu'elles croyaient souvent inaccessibles. On note également une diminution de l'anxiété, souvent présente chez les personnes obèses, et une conscience nouvelle de leur corps.

Les effets bénéfiques du sport sur l'obésité ont toutefois tendance à disparaître dès son arrêt. Il faut donc prendre garde à choisir une activité motivante qui permette à l'individu de persévérer et de faire des progrès. Certaines activités sont à éviter, comme celles qui peuvent mettre à mal les articulations des hanches, des genoux et des chevilles (jogging, tennis, sports de ballon, etc.). La natation ou le vélo sont plus indiqués pour commencer. Chez les enfants souffrant d'obésité, les jeux peu traumatisants permettent de dépenser beaucoup d'énergie.

L'insuline est une hormone qui permet la régulation du taux de glucose (sucre) dans le sang. Sans elle, ce taux devient beaucoup trop élevé. Si le glucose constitue l'aliment majeur de nos cellules, des taux trop élevés pendant des années provoquent des dégâts, notamment au niveau des vaisseaux sanguins, des reins, des yeux et du système nerveux.

- Le diabète insulinodépendant (de type 1)

Les personnes qui souffrent de diabète insulinodépendant ne sécrètent plus assez d'insuline pour contrôler le taux de sucre dans leur sang. Pour conserver un taux normal, elles doivent s'injecter régulièrement cette hormone. Cette maladie se déclare plutôt chez de jeunes adultes.

Les premières années qui suivent la découverte de sa maladie, un diabétique de type 1 peut pratiquer, sur avis médical, n'importe quel sport et même faire de la compétition de haut niveau. Les seules contre-indications absolues sont les sports où la perte de connaissance induite par une hypoglycémie (taux insuffisant de sucre dans le sang) serait catastrophique : plongée, escalade, vol libre, etc.

Pour pouvoir pratiquer sans danger, le sportif diabétique de type 1 doit avoir un diabète bien contrôlé par les injections d'insuline et doit bien connaître les réactions de son corps face à l'effort. En effet, pour maintenir un taux de sucre sanguin suffisant, il doit prévoir la dépense énergétique liée à son effort. Il peut ainsi adapter son alimentation et la dose d'insuline à s'injecter. De plus, pendant le sport, il est généralement recommandé d'injecter l'insuline à distance des muscles qui travaillent pour éviter qu'elle ne soit trop rapidement absorbée. Comme toujours en cas de diabète, et encore plus lors de pratique sportive, il est important de garder sous la main des boissons ou des aliments sucrés. Cela permet de faire face à une éventuelle baisse brutale du taux de sucre dans le sang et d'éviter de perdre connaissance.

- Le diabète non insulinodépendant (de type 2)

Les personnes atteintes de diabète non insulinodépendant sécrètent toujours de l'insuline, mais cette hormone agit avec moins d'efficacité sur l'organisme. Cette maladie touche surtout les obèses et les personnes âgées.

Le sport est possible pour les personnes diabétiques de type 2. Elles doivent toutefois le faire sous stricte surveillance médicale et après avoir effectué un bilan cardiovasculaire. En effet, chez les personnes souffrant de maladies du coeur et des vaisseaux, le sport pourrait provoquer des crises d'angine de poitrine ou un infarctus. D'autres complications liées au diabète (hypertension, hémorragie de la rétine, présence de protéines dans les urines, insensibilité des pieds et des mains, etc.) doivent également être dépistées sous peine d'être aggravées par la pratique sportive.

Associée à un régime alimentaire, l'activité physique a un effet bénéfique sur cette maladie car elle contribue à la perte de poids, à la diminution de la masse graisseuse et à une meilleure sensibilité à l'insuline. Elle permet en outre de prévenir l'apparition de cette forme de diabète. On propose généralement aux personnes atteintes par cette maladie une activité physique d'intensité moyenne (20 à 30 minutes, au moins trois à cinq fois par semaine). Toutes les activités physiques et sportives d'intensité moyenne et de longue durée (marche, cyclisme, ski de fond, randonnée, etc.) sont particulièrement indiquées.

L'activité physique est possible et même conseillée pour les personnes souffrant de nombreuses maladies cardiovasculaires chroniques : hypercholestérolémie, hypertension artérielle, maladie coronarienne, etc. Chez les personnes hypertendues, un sport d'endurance, pratiqué jusqu'au début de l'essoufflement pendant au moins une demi-heure trois fois par semaine, permet de faire baisser la tension artérielle d'un point pour la valeur haute (pression systolique) comme pour la valeur basse (pression diastolique). Chez les personnes qui ont eu un infarctus du muscle cardiaque (une partie de ce muscle est morte d'asphyxie), ou qui ont subi une greffe du coeur, une activité d'endurance modérée dans le cadre d'un suivi médical permet de se remettre plus rapidement. Bien entendu, chez ces patients, il n'est plus question de pratiquer un sport de manière intensive.

Chez les personnes qui souffrent de mal de dos et de douleurs sciatiques, il est préférable d'éviter les sports dits asymétriques (qui font surtout travailler un côté du corps) : sports de raquette, golf, par exemple. Les sports de ballon qui exigent des changements de direction en appui sur un seul pied (football, rugby, handball) doivent être pratiqués avec précaution. Les sports qui musclent le dos sont fortement recommandés : natation, aviron, musculation. Un bilan médical préalable est, bien sûr, indispensable.

La rectocolite hémorragique et la maladie de Crohn sont des inflammations chroniques de l'intestin qui s'accompagnent parfois de petites hémorragies. Ces deux maladies évoluent par poussées pendant lesquelles l'activité sportive est déconseillée.
En dehors de ces périodes, tous les sports peuvent être pratiqués sauf les courses à pied d'endurance qui peuvent aggraver les microhémorragies intestinales. Les boissons énergétiques trop concentrées sont déconseillées car elles peuvent provoquer ou aggraver des diarrhées.

Cette maladie qui provoque des crises convulsives (perte de connaissance et mouvements musculaires incontrôlés) est due à des anomalies du fonctionnement du cerveau. Les enfants épileptiques sont souvent exemptés de sport. À tort, car la maladie est généralement bien contrôlée par les traitements et elle n'empêche nullement la pratique d'une activité physique. Même la natation, sous surveillance, peut être envisagée.
Les sports contre-indiqués chez les personnes épileptiques sont la plongée sous-marine, les sports de combat ou les sports violents. Les sports nautiques imposent le port d'un gilet de sauvetage à tout moment. En général, il vaut mieux éviter les sports solitaires (randonnée et alpinisme seul, nage en mer, vol libre en solo, etc.) et préférer les sports d'équipe ou l'athlétisme. Dans tous les cas, il est essentiel de prendre régulièrement son traitement, d'être particulièrement vigilant lors d'un changement de traitement ou de posologie, et de porter sur soi en permanence ses médicaments et une fiche indiquant que l'on souffre d'épilepsie.

Ces maladies (sclérose en plaques, maladie de Parkinson, etc.) peuvent s'avérer très handicapantes. Cependant, elles n'excluent pas totalement la pratique sportive qui peut d'ailleurs aider à maintenir plus longtemps une relative autonomie. La Fédération française du sport adapté permet aux personnes atteintes par ce type de maladie de s'inscrire dans de nombreuses disciplines.

Les personnes infectées par le VIH (le virus responsable du sida) qui prennent des traitements souffrent parfois d'une mauvaise répartition des graisses du corps : amaigrissement du visage et des membres, embonpoint au niveau du ventre et parfois du cou. Une activité physique régulière privilégiant les sports d'endurance semble contribuer à soulager ces effets indésirables des médicaments contre le VIH. Dans certains pays, la pratique de sports où le risque de saignement est important requiert un test sérologique négatif pour les infections par le VIH et les virus des hépatites.

Les personnes qui reçoivent un traitement contre le cancer trouvent certains bénéfices physiques et psychologiques à la pratique d'une activité de type sportif : lutte contre le stress, amélioration de l'appétit, meilleure qualité du sommeil, diminution de certains effets indésirables, plus grande confiance en leurs capacités physiques, etc. À condition que l'état de santé et la forme physique le permettent, la pratique de la plupart des sports (à l'exception des sports de contact ou de combat) est possible pendant et après les traitements : natation, vélo, randonnée, etc.).

Sport et handicap

Chez les personnes handicapées physiques, l'activité sportive est indispensable pour préserver le tonus musculaire général et maintenir un apport correct en nutriments et en oxygène au niveau des muscles qui ne peuvent plus se contracter. L'activité sportive développe également des capacités qui visent à compenser le handicap : la puissance musculaire, l'habileté, l'endurance (par exemple celle des muscles des bras pour se déplacer en fauteuil roulant), l'ouïe et le sens du toucher pour un non-voyant, etc. Les bienfaits psychologiques sont particulièrement importants. Le maintien des relations sociales, le retour de la confiance en soi, le gain d'une certaine autonomie, la rencontre d'autres handicapés ayant les mêmes soucis, représentent autant d'aspects positifs pour quelqu'un ayant perdu l'usage d'une partie de son corps.
Chez les personnes handicapées mentales, le sport permet, entre autres, d'évacuer un trop plein d'énergie, d'acquérir une meilleure coordination motrice, de développer des relations avec l'environnement et de lutter contre le repli sur soi et l'isolement. Par le biais du jeu, le sport est un excellent moyen d'inciter la personne handicapée mentale à interagir avec d'autres personnes et à développer ses capacités d'échange.

Beaucoup de sports sont ouverts aux handicapés, quel que soit leur degré de handicap.
La Fédération française Handisport propose trente-deux disciplines et offre toutes les informations sur les lieux, les conditions, les possibilités et les moyens de les pratiquer. Les conseils de médecins spécialisés et de rééducateurs s'avèrent très importants pour le choix d'une activité en fonction des contraintes liées à chacun. La Fédération française de sport adapté propose également de nombreuses activités sportives aux personnes handicapées, en particulier celles qui souffrent de handicap mental.
Lorsqu'il a fait son choix, le sportif handicapé doit obtenir comme les autres un certificat médical de non-contre-indication pour pratiquer sa discipline. Celui-ci tient compte des critères généraux de santé mais aussi de ceux spécifiques au handicap. Une personne handicapée peut participer à des compétitions. Les Jeux paralympiques se déroulent tous les quatre ans, dans les semaines qui suivent les Jeux olympiques et sur le même lieu. Lors des compétitions, des médecins spécialisés classent les sportifs en fonction de leur handicap pour constituer des groupes homogènes.

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