En 2008, la France comptait 5,5 millions de personnes âgées de plus de 75 ans. Et le vieillissement de la population s’accentue inéluctablement. On compte déjà 1,5 million de personnes dépendantes dans l’Hexagone et d’ici 2040 ce nombre devrait augmenter de 50% ! Les conséquences médicales, sociales et économiques pour notre pays sont majeures.

La prévention de la dépendance : un défi scientifique

Heureusement, la dépendance des seniors n’est pas une fatalité ! Selon l’Observatoire de l’âgisme, elle serait la conséquence de maladies ou d’incidents dont bon nombre pourraient être évités grâce à une politique de prévention efficace. Les scientifiques réfléchissent à des recommandations qui permettent aux personnes âgées de jouir de leur indépendance et de préserver leur qualité de vie. Ces recommandations peuvent être adaptées à tous.

L’activité physique, moteur de la prévention de la dépendance

Le Professeur Jean-François Toussaint, coordinateur du Plan National de prévention par les Activités Physiques et Sportives et directeur de l’IRMES (1) - insiste largement sur l’activité physique comme pilier majeur de prévention de la dépendance puisqu’elle réduit le déclin de l’aptitude physique, qu’elle participe au maintien de l’équilibre nutritionnel et améliore les capacités cognitives (dynamisme, efficacité, sentiment de bien-être).

Le deuxième facteur de prévention : l’équilibre alimentaire

À partir de 55 ans, certains automatismes liés aux recommandations du Programme National Nutrition Santé (PNNS) sont incontournables. En plus de répartir ses prises alimentaires sur trois repas, il faut consommer au moins 5 fruits et légumes par jour, des aliments céréaliers ou des légumes secs à chaque repas, du lait et des laitages (qui apportent du calcium et qui préviennent la déminéralisation osseuse, à l’origine de l’ostéoporose et de nombreuses fractures) et de la viande, des œufs ou du poisson (pour les protéines animales et la vitamine D), indispensables au maintien de la masse musculaire.

Et enfin, l’importance de la stimulation mentale et sociale

Le maintien des activités sociales à tout âge (par le bénévolat, par exemple) - qui permettent d’améliorer l’estime de soi - est reconnu pour son efficacité sur le processus de stimulation mentale. La pratique de loisirs comme la musique ou les jeux de société est également corrélée à un risque réduit de déclin intellectuel et notamment à la prévention de la maladie d’Alzheimer. Mieux vaut enfin varier les activités pour exercer toutes les parties du cerveau.


Sources : INSEE + Guide PNNS "Guide alimentaire pour tous"

(1) Institut de Recherche biomédicale et d’Epidémiologie du Sport​

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