Venu des Etats-Unis, le phénomène du "binge drinking" touche de plus en plus de jeunes Français. Avec des conséquences dramatiques pour leur santé et leur sécurité sur la route.

Le "binge drinking"

L'appellation "binge drinking" (traduisible par "alcoolisation massive en groupe") tente de décrire le nouveau rapport à l'alcool des jeunes français : une consommation moyenne stable, voire en baisse, mais des ivresses de plus en plus fréquentes. Ainsi, le nombre d'hospitalisation pour coma éthylique a augmenté de 50% chez les 15-24 ans entre 2004 et 2007 et dans le même intervalle, la proportion de jeunes de 17 ans déclarant avoir connu plusieurs ébriétés dans l'année est passée de moins d'un cinquième à plus d'un quart. Jadis cantonné aux soirées étudiantes, le binge drinking gagne désormais toutes les catégories sociales et trouve de nouvelles circonstances : apéros "facebook", rassemblements techno, festivals rock et simples soirées privées.

L'alcool fauteur de délinquance

Désigné responsable d'une bonne part des accidents et violences, y compris sexuelles, dont sont à la fois auteurs et victimes les jeunes, le binge drinking est également considéré comme un risque majeur de déscolarisation et comme un point de départ vers l'alcoolisme chronique. Mais à la grande différence de la France, le binge drinking de la jeunesse américaine ou scandinave ne produit pas –ou peu- de drames de la route. Le "spring break", des étudiants américains est organisé dans un lieu fermé. En Scandinavie ou en Grande-Bretagne où les jeunes s'enivrent copieusement les soirs de week-end, il est inconcevable de prendre la route après avoir bu.

Alcool et voiture, un vilain mélange bien français

En France, le relatif succès de l'opération Capitaine de soirée –celui qui conduit, c'est celui qui ne boit pas – se cantonne aux festivités "encadrées" : soirées étudiantes, discothèques, fêtes sportives ou associatives. Mais ces capitaines de soirée sont quasi absents des événements informels ou improvisés, largement majoritaires. Au final, l'alcool continue de tuer massivement la jeunesse sur la route. La tragédie se résume en quelques statistiques. Alors qu'ils ne représentent que 9% de la population française, les 18-24 ans pèsent 21% des victimes de la route : 831 jeunes tués en 2010. Parmi eux, 40% ont été victimes d'un accident avec alcool et près de 60% durant les week-ends et jours fériés, principalement de nuit.

AXA Prévention est partenaire de la Fête de la Jeunesse, organisée par le Ministère de l’Education, le 20 mars 2012.
A cette occasion, les étudiants de l’EICAR, une école de cinéma, ont réalisé des spots de sensibilisation aux risques liés à l’alcool, primés par un Jury présidé par la réalisatrice Coline Serreau. AXA Prévention a décerné un Prix spécial à la vidéo "Retour à l’état zéro", filmé par Lou Tavaglione.​

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