Boissons gazeuses, bonbons, chewing gums… l’aspartame remplace de plus en plus souvent le sucre, accusé de tous les maux. Pourtant certaines études des années 2010 avaient évoqué un risque aggravé de cancer chez les souris consommatrices d’aspartame.

En 2013, l’Agence européenne de sécurité des aliments a conclu, après une réévaluation approfondie des données scientifiques, que l’aspartame était sûre pour la consommation humaine aux niveaux habituels d’exposition. Ces conclusions ont été renforcées en 2108 par une étude comparant les tests utilisés pour recherche cet éventuel effet.

L’aspartame, accusé de nombreux maux

L'aspartame (E951) est un édulcorant puissant qui confère une saveur sucrée aux aliments, sans augmenter l'apport de calories. Dans l'organisme, l'aspartame est dégradé en plusieurs produits dont l'acide aspartique, la phénylalanine, le méthanol ou le formaldéhyde. Sa dose journalière acceptable est limitée à 40 mg par kilo de poids.

Depuis son apparition dans les aliments, il existe une controverse sur cet édulcorant, accusé d’être lié à une augmentation du risque de cancer, à la suite d’une étude italienne de 2010.

L’aspartame, blanchi par l’EFSA en 2013

En 2013, l’Agence européenne de sécurité des aliments (EFSA) a conclu, après une réévaluation approfondie des données scientifiques chez l’animal et chez l’homme, que l’aspartame et ses produits de dégradation étaient sûrs pour la consommation humaine aux niveaux habituels d’exposition.

Toutefois, chez les patients souffrant de phénylcétonurie (une maladie métabolique d’origine génétique), l’aspartame ne doit pas être consommé car ils doivent observer un régime strict faible en phénylalanine (un acide aminé présent dans des protéines et produit de dégradation de l’aspartame).

De plus, les experts de l’EFSA ont également conclu que l’aspartame n’entraînait pas de dommage pour le cerveau et le système nerveux et qu’il n’affectait pas le comportement ou le fonctionnement cognitif chez les enfants et les adultes.

Des résultats confirmés en 2018

En 2018, une étude a fait le point sur les méthodes utilisées pour dépister un éventuel effet de l’aspartame sur la transformation des cellules normales en cellules cancéreuses. Cette étude a montré que les conditions de l’étude italienne qui avait lancé la controverse étaient très critiquables et à, de nouveau, conclu à l’absence d’effet de l’aspartame en terme d’apparition de cancer.

Attention, certaines personnes sont allergiques à l’aspartame

Des cas de dermatite atopique (allergie de la peau) ont été signalés chez des personnes consommant des aliments contenant de l’aspartame. En effet, la dégradation de cet édulcorant par l’organisme produit du formaldéhyde (oui, du formol !) qui est une substance allergène. Ainsi, les personnes qui se savent allergiques au formaldéhyde doivent rester vigilants en cas de consommation de boissons ou de confiseries contenant de l’aspartame.

Sources

Aspartame et risque pour la santé humaine : le point des connaissances. Cancer Environnement, 2018.

Le dossier sur l’aspartame de l’Agence européenne de sécurité des aliments (EFSA), 2013.

L’étude portant sur les tests de dépistage d’une activité cancérigène

Sur l’allergie à l’aspartame

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