Pour plus d’un million de personnes en France, l'alcool est devenu un compagnon de tous les jours, voire un maître dont il faut sans cesse satisfaire les exigences.

Il est parfois difficile d’évaluer son propre degré de dépendance aux boissons alcoolisées, ou le rapport de nos proches à l’alcool. Souvent méconnus, des outils existent pourtant et permettent de détecter les comportements à risques. Leur objectif : prévenir les dangers de l’alcoolodépendance sur la santé.

Dans le cas où un problème est identifié, des professionnels du monde médical ou associatif peuvent accompagner les personnes concernées. À travers leur écoute et leurs conseils, ils aident celles et ceux qui en ont besoin à reprendre le contrôle sur leur consommation d’alcool.

Alcool et dépendance, 3 chiffres clés :

  • 1,5 million de personnes sont alcoolodépendantes en France, dont 75 % d’hommes.
  • à partir de 3 verres d'alcool par jour pour un homme, ou 2 verres par jour pour une femme, on parle d’alcoolodépendance (source : Organisation Mondiale de la Santé)
  • chaque année, l'abus d'alcool serait à l'origine de 45 000 décès.

Comment poser un premier diagnostic sur mon risque de dépendance à l’alcool ?

Lorsqu'on a l'habitude de boire régulièrement, la question finit par se poser : présente-t-on le risque de devenir alcoolodépendant ?

Pour évaluer ce risque de manière simple, le questionnaire DETA propose quatre questions générales sur le rapport aux boissons alcoolisées et le volume de consommation. À partir de deux réponses positives, la probabilité d'une dépendance est élevée.

Le questionnaire FACE (Fast Alcohol Consumption Evaluation) propose 5 questions dont les réponses sont pondérées par un système de points allant de 0 à 4. Les deux premières questions portent sur la fréquence et le volume d’alcool consommé au cours des 12 derniers mois.

Quant aux questions 3 à 5, ce sont les comportements d’alcoolisation à risque et le degré de dépendance à l’alcool qui sont évalués [1].

Le questionnaire AUDIT (Alcohol Use Disorders Identification Test) développé par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) est aujourd’hui le test de référence.

Composé de 10 questions, il repose sur l'enregistrement de la consommation de boissons alcoolisées sur une semaine typique, en comptant les unités d'alcool bues [1].

Que faire lorsqu'on a un problème avec l'alcool ?

Lorsqu'on consomme des boissons alcoolisées de manière régulière et excessive, il est important de :

  • comprendre les raisons de cet abus et prendre des mesures pour réduire sa consommation en se faisant aider ;
  • repérer les circonstances et les situations qui amènent à boire, pour chercher à les éviter ou redoubler de vigilance lorsqu'elles se produisent.

Pour réduire sa consommation de boissons alcoolisées, il est important de se fixer des limites (quotidienne et hebdomadaire) raisonnables et adaptées à sa situation personnelle. Si vous le pouvez, respectez une journée sans alcool de manière régulière.

Vers qui se tourner si l’on souffre d’alcoolodépendance ?

Lorsqu'on est véritablement alcoolodépendant, il est parfois difficile de réduire sa consommation sans l'aide de professionnels de santé.

N’hésitez pas à en parler à votre médecin généraliste. Il vous orientera vers des services spécialisés où vous pourrez être pris en charge par des médecins et/ou des psychologues.

Le sevrage alcoolique est une intervention médicale qui requiert :

  • la prescription de médicaments destinés à atténuer les symptômes du manque (agitation, irritabilité, anxiété…).
  • une prise en charge psychothérapeutique.

Un cellule spécialisée est en permanence joignable pour vous accompagner dans votre démarche :

Écoute Alcool (Aide, soutien, information, conseils, orientation)

0 811 91 30 30 (coût d'une communication locale à partir d'un poste fixe)

7 jours sur 7, de 14h à 2h.

Sources

[1] https://www.alcool-info-service.fr/Alcool/Home-Professionnels/Alcool-Sante/depistage-evaluation/RPIB-pratique#.Xk31ZRNKg_V

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