Le diabète de type 2, plus fréquent que celui de type 1, touche essentiellement les personnes de plus de 40 ans. Cette maladie est grave par ses complications au niveau des vaisseaux sanguins. Sa prise en charge repose sur des mesures hygiéno-diététiques (alimentation équilibrée et activité physique), ainsi que sur des traitements médicamenteux.

La forme de diabète la plus fréquente

L'insuline est l'une des hormones qui permettent la régulation du taux de sucre (glucose) dans le sang. Lorsque ce taux augmente (par exemple après un repas), le pancréas sécrète de l'insuline qui favorise le stockage du sucre dans les muscles et le foie. Sans cette hormone, le taux de sucre dans le sang serait trop élevé. Si le sucre constitue l'aliment majeur de nos cellules, une élévation permanente de son taux sanguin provoque des dégâts, notamment sur les vaisseaux sanguins.

Les personnes atteintes de diabète de type 2 (également dit "diabète non insulinodépendant" (DNID) ou "diabète gras") sécrètent de l'insuline, mais cette hormone agit avec moins d'efficacité sur l'organisme. En effet, pour des raisons mal connues, les cellules des muscles et du foie perdent leur sensibilité à l'insuline (elles deviennent "insulinorésistantes"). Le taux sanguin de sucre reste anormalement élevé après un repas, malgré l'augmentation de la sécrétion d'insuline par le pancréas. Petit à petit, le pancréas s'épuise à sécréter des quantités croissantes d'insuline et son taux sanguin devient anormalement faible, aggravant le diabète.

Cette maladie survient surtout chez les personnes obèses et lorsque l'on prend de l'âge. Le diabète de type 2 représente 90 % des cas de diabète après 60 ans (les autres 10 % étant des cas de diabète de type 1 où le pancréas ne sécrète plus d'insuline). On estime que 3 % de la population française (2,5 millions de personnes) souffre de diabète de type 2, mais la moitié d'entre eux ignorent qu'ils sont atteints. Le nombre de cas de diabète de type 2 diagnostiqué chaque année augmente de plus de 5 % par an. Récemment, avec l'augmentation du nombre de personnes obèses dans les pays occidentaux, l'âge moyen d'apparition du diabète de type 2 a diminué : des cas d'adolescents atteints de cette maladie ont même été signalés aux Etats-Unis.

Les complications du diabète de type 2

Le diabète de type 2 est dangereux par ses complications. Celles-ci sont la conséquence de concentrations sanguines de sucre durablement trop élevées.

Lorsqu'elle persiste plusieurs années, une concentration élevée de sucre dans le sang provoque une atteinte à la fois des petits vaisseaux sanguins (atteinte dite microvasculaire), et des artères principales (atteinte dite macrovasculaire).

L'atteinte des petits vaisseaux se traduit au niveau des yeux, plus particulièrement de la rétine et du cristallin. Elle touche également les reins ce qui peut entraîner une insuffisance rénale : le diabète est la cause principale de mise sous dialyse ("rein artificiel"). L'atteinte des petits vaisseaux provoque également des lésions des nerfs des pieds et des jambes, ce qui se traduit par une perte de sensibilité et des sensations douloureuses ou de fourmillement. La cicatrisation des plaies et des blessures est ralentie et la peau se défend moins efficacement contre les infections. Les infections de la bouche (gingivites et parodontites) sont plus fréquentes.

L'atteinte des artères principales se traduit par leur rétrécissement et peut entraîner un infarctus, un accident vasculaire cérébral ou une mauvaise circulation dans les artères des jambes (artérite).

De plus, une concentration élevée de sucre dans le sang peut provoquer une intoxication au glucose, qui endommage le pancréas et réduit sa capacité à produire de l'insuline. Ce phénomène aggrave le diabète et amorce un cercle vicieux.

Si la concentration de sucre dans le sang devient très élevée, et plus particulièrement en présence d'autres facteurs tels qu'une infection, les patients atteints de diabète de type 2 peuvent présenter des épisodes de confusion et d'étourdissements, voire un coma.

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