Chaque année, la gastro-entérite virale sévit pendant les mois d'hiver. Les jeunes enfants et les nourrissons y sont particulièrement sensibles, avec un risque de déshydratation important.

Qu'est-ce que la gastro-entérite ?

Une gastro-entérite est une inflammation des muqueuses tapissant la paroi de l'estomac et de l'intestin. Elle est le plus souvent due à un virus, mais parfois à une bactérie, un parasite ou un champignon. Ces micro-organismes peuvent se transmettre par des aliments contaminés, de l'eau souillée, ou encore par contact avec une personne déjà malade. Les virus responsables des gastro-entérites virales sont particulièrement contagieux et résistants. Ils peuvent survivre plusieurs semaines dans l'eau, sur les jouets et sur d'autres surfaces contaminées.

Quels sont les symptômes de la gastro-entérite ?

La gastro-entérite virale se manifeste par des diarrhées, parfois précédées de vomissements. Ces symptômes durent en général deux à trois jours. Ils sont souvent accompagnés de maux de ventre, de maux de tête, de fièvre et de fatigue.

Quelles sont les complications de la gastro-entérite ?

La plupart du temps, la gastro-entérite virale n'est qu'un mauvais moment à passer. Mais, chez les nourrissons, elle peut se révéler dramatique, car elle peut entraîner une déshydratation.

Quels sont les traitements de la gastro-entérite ?

Le traitement vise à soulager les symptômes :

- paracétamol pour soulager la fièvre et les douleurs et, parfois,
- antispasmodiques pour calmer les douleurs abdominales, voire antidiarrhéiques, qui ralentissent le transit intestinal.

Les antibiotiques ne sont utiles que dans le traitement des gastro-entérites d'origine bactérienne. Le plus important est d'éviter la déshydratation et la perte de sels minéraux. L'enfant doit boire suffisamment, par petites quantités pour ne pas vomir, en utilisant des liquides riches en sucres et sels minéraux. Il existe en pharmacie des solutions de réhydratation équilibrées et adaptées aux besoins des nourrissons. Elles sont à privilégier.

Les solutions de réhydratation orale se composent principalement d'eau, de sel et de sucre, dans des proportions identiques à ce que l'enfant perd du fait de sa diarrhée. Le sucre apporte de l'énergie, réduit les vomissements et facilite l'absorption par l'intestin du sel et de l'eau. Attention, avant l'âge de dix-huit mois, tous les autres types de boisson (eau nature ou sucrée, sodas à base de cola, ou autres) sont inadaptés. On trouve en pharmacie des sachets de poudre de réhydratation, à diluer dans de l'eau minérale adaptée à la préparation des biberons. La solution préparée doit être conservée au réfrigérateur vingt-quatre heures au plus. On peut l'administrer froide car cela calme les vomissements, en petites quantités et fréquemment.

Pour éviter la dénutrition, l'enfant doit continuer à s'alimenter : soupe de pommes de terre ou de carottes, pâtes mixées avec du jambon, poisson à la vapeur mixé avec du riz bien cuit, purée de carottes, compote de pommes, par exemple. Les fruits et les légumes crus sont à éviter ainsi que le lait. Les yaourts, qui aident à restaurer la flore intestinale, sont préférables.

Dans tous les cas, emmenez votre enfant au plus vite chez son médecin traitant, une déshydratation peut-être rapide, en particulier chez le nourrisson. Surveillez son poids, l'hospitalisation d'urgence peut être nécessaire si l'enfant a perdu un dixième de son poids ou plus.

Comment prévenir la gastro-entérite ?

Il est difficile d'échapper à la gastro-entérite, surtout en collectivité. Néanmoins, quelques règles d'hygiène de base peuvent limiter les risques :

- apprenez à votre enfant à se laver les mains régulièrement, en particulier avant de toucher les aliments, avant de manger et en sortant des toilettes ;
- évitez les échanges de verres et de couverts avec les personnes malades ;
- si vous êtes malade, ne l'embrassez pas et évitez, si possible, de cuisiner.

Deux vaccins (Rotarix et Rotateq) sont disponibles contre les virus responsables de 160 000 cas de gastro-entérite aiguë chez l'enfant (rotavirus). Leur généralisation pourrait prévenir une grande partie des 18 000 hospitalisations liées à ce virus qui ont lieu chaque année.

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