Télévision, jeux électroniques… Ces activités occupent de plus en plus les enfants et ne favorisent pas la dépense physique. Au-delà des heures d’éducation physique à l’école, d’autres contextes très encadrés sont proposés en ville pour exercer une activité sportive. Ils sont adaptés selon l’âge de l’enfant. Reste à bien connaître les vertus et contre-indications de chaque discipline, comme pour les adultes.

Choisir un sport pour son enfant : quand, comment, pourquoi ?

Des activités adaptées à chaque âge

L'enfant connaît différentes phases de développement psychomoteur. La pratique sportive doit les suivre au plus près, pour éviter tout problème qui pourrait nuire à la santé, tout en exploitant au mieux les qualités du moment.

Ces activités ludiques peuvent être commencées très tôt et se poursuivre jusqu'à 5 ans. Elles consistent à faire jouer les enfants avec divers accessoires comme des balles, des filets, des cerceaux, etc. L'enfant doit découvrir lui-même les gestes efficaces et deviner les actions des autres. Les bébés nageurs sont une activité d'éveil physique très populaire, qui a lieu dans une piscine dont l'eau est plus chaude que d'habitude. L'enfant est d'abord tenu par ses parents ou un adulte qui l'habitue aux sensations en milieu aquatique en le mettant en confiance. Il apprend à mettre la tête sous l'eau et commence à jouer au ballon dans l'eau, à tenir en équilibre sur des tapis flottants, à descendre un toboggan, etc. Les activités baby sport doivent se faire en douceur et respecter des plages de repos.

À cet âge, les enfants peuvent s'orienter vers des activités leur permettant de compléter leur acquisition de l'équilibre, de l'orientation dans l'espace et de la coordination des mouvements. Les sports symétriques (qui font travailler de manière égale côté gauche et côté droit du corps) sont à privilégier : gymnastique, natation, ski, danse, équitation, patinage, etc. Ils peuvent également s'initier aux sports de ballon, mais à petite dose.

Les gestes ont atteint une certaine efficacité. La capacité d'apprentissage est considérable. La pratique de sports individuels faisant appel à la coordination motrice peut être envisagée : tennis, athlétisme, gymnastique rythmique et sportive, danse, escalade, escrime, aviron, etc. Les sports de combat et les sports collectifs peuvent également être pratiqués : arts martiaux, football, hand-ball, basket-ball, etc. L'entraînement ne doit jamais être trop poussé, il doit rester ludique et adapté au gabarit de chacun. À partir de 9 ans, le goût de la compétition apparaît et les capacités d'endurance augmentent. Vers 11 ans, les enfants sont capables de se projeter vers des objectifs à atteindre et prêts à travailler en conséquence.

Les changements physiques à la puberté sont parfois si importants qu'ils peuvent hypothéquer fortement l'avenir sportif d'un jeune. Une gymnaste qui devient un peu trop grande ou un basketteur qui reste un peu trop petit auront du mal à continuer dans leur discipline. Les parents ont un rôle apaisant à jouer durant cette période et peuvent aider le préadolescent à prendre un peu de recul. Ils doivent l'aider, avec le médecin du sport, à se réorienter.

La puberté est aussi le moment de pratiquer des sports faisant davantage appel à l'endurance : course à pied, vélo, etc. L'adolescence, période réputée difficile, peut aussi s'avérer le moment opportun pour pratiquer des sports collectifs qui canalisent l'énergie ou l'agressivité de certains adolescents (arts martiaux, sports de combat, etc.)

Mon enfant a-t-il fait le bon choix ? Ce sport conviendra-t-il vraiment à son caractère ? Est-il physiquement fait pour ce genre d'exercice ? Le médecin du sport connaît bien les contraintes de chaque discipline. Il peut donc aider l'enfant à prendre conscience des exigences d'un sport. Si l'enfant est indécis, le médecin peut le conseiller en fonction de sa morphologie et l'orienter vers une discipline où il aura plus de chance d'avoir des résultats. Il lui donnera des conseils pour préserver sa santé et rester vigilant face aux symptômes typiques de la discipline choisie.

La dimension "plaisir", fondamentale dans le choix de la discipline

En tant que parent, vous pouvez orienter le choix de votre enfant vers une activité adaptée à sa personnalité. Il n'existe pas de conseil universel en la matière et il ne faut pas hésiter à prendre le temps d'essayer plusieurs sports. S'il paraît logique d'orienter un enfant timide vers un sport collectif, le résultat n'est pas garanti et, face au groupe, l'enfant peut se replier davantage sur lui-même. À l'inverse, un enfant turbulent ne sera pas forcément à son aise dans un sport qui demande une certaine concentration, même s'il a beaucoup d'énergie à y investir. Un enfant ne doit jamais se sentir forcé de pratiquer un sport. Respecter ses envies et ses goûts est la meilleure garantie de le voir prendre plaisir à pratiquer sa discipline. Le sport doit rester avant tout une source de plaisir.

Malheureusement, il arrive parfois que le choix d'un sport soit fait sur des critères peu pertinents ou des idées et des images erronées, de la part de l'enfant ou de ses parents.

Le choix des enfants se fonde parfois sur des raisons discutables qui ne les aident pas à trouver la discipline qui leur est adaptée.

- L'appel de la gloire : Les champions sont essentiellement montrés dans leurs heures de gloire, une médaille autour du cou ou une coupe entre les mains. Cette représentation médiatique occulte complètement le parcours qui les a menés jusque-là : les heures passées, tous les jours, à répéter les mêmes gestes, à se muscler, à travailler leur système cardiovasculaire ; l'absence de sorties avec les copains, etc. L'enfant ne perçoit que la gloire sans deviner le travail qu'elle représente et l'importance des sacrifices à consentir. Les sportifs se plaignent parfois du fait que le sport leur a volé leur adolescence. Les parents doivent aider leur enfant à prendre conscience de cette notion. Sans cela, l'adolescent sportif risque d'être déçu ou de rechercher des moyens illicites de réussir coûte que coûte.
- Le goût excessif de la compétition : Certains enfants ressentent très vite l'envie de gagner, de battre des records. La compétition est saine et constitue une bonne stimulation pour la pratique d'un sport. Elle ne doit toutefois pas devenir l'enjeu principal d'un jeune sportif, aussi talentueux soit-il. Le surentraînement a vite fait de ruiner les chances d'un enfant prometteur.
- Le manque de persévérance : Il est normal qu'un enfant, au gré de son développement, ait envie de se frotter à plusieurs sports. Ce désir de variété ne doit cependant pas masquer un manque de persévérance face aux efforts à fournir pour progresser. Dans ce cas-là, les parents doivent modérer cette tendance au nomadisme sportif, en proposant des ententes à l'amiable ("Tu finis au moins le trimestre"), afin de tester encore un peu la discipline.
- La méconnaissance de l'offre : Aider son enfant à ouvrir le champ de ses connaissances s'avère également important. À côté des sports médiatisés, il en existe de nombreux autres, que l'enfant pourrait s'approprier s'il les connaissait. C'est le rôle de ses parents de l'aider à prendre conscience de la richesse de l'offre en matière de sports. Les Jeux Olympiques sont une occasion de découvrir de nombreuses disciplines enfin retransmises sur les petits écrans.

Encourager son enfant à pratiquer un sport pour sa santé est une bonne raison. Néanmoins, il existe également de fausses bonnes raisons qui amènent parfois les parents, même avec les meilleures intentions du monde, à commettre des erreurs.

- En faire un champion : Les exemples d'enfants conditionnés par leurs parents pour devenir des champions sont légions dans le sport. Malheureusement, cette pratique aboutit plus souvent à abandonner la discipline par usure physique qu'à gravir la plus haute marche du podium. De plus, face à la déception de sa mère et/ou de son père, une dépression ou un rejet global de la famille peut menacer l'enfant blessé. Lorsque des parents croient détecter chez leur enfant des prédispositions pour une discipline, il est préférable de le mettre entre les mains d'un entraîneur de bon niveau et de s'assurer à tout moment que l'enfant va bien, sur le plan physique et psychologique. Il est important de suivre discrètement sa progression et de l'encourager avec tact.
- Lui forger le caractère : "Le sport forge le caractère." Cela peut être vrai si la personnalité de l'enfant est respectée et s'il s'épanouit dans le sport choisi. Mais aller contre sa volonté aboutit plus souvent à lui donner une mauvaise image de soi. Faire pratiquer le judo à un enfant pour lutter contre sa timidité pourra l'aider si, et seulement si, le choix de ce sport correspond à un désir de sa part. Dans le cas contraire, ses piètres performances ne feront qu'amplifier ce trait de caractère.
- Le faire entrer dans la norme : Des idées reçues tenaces empêchent certains parents d'accepter le désir de leur enfant de pratiquer certaines disciplines réputées "pour les filles" ou "pour les garçons". À quelques rares exceptions près, tous les sports sont mixtes. Une fille a envie de faire du rugby ? Un garçon veut se lancer dans la natation synchronisée ? Si leur désir est fort et leurs capacités physiques appropriées, il faut les encourager dans la voie qu'ils ont choisie. Braver les a priori et les sarcasmes qu'ils ne manqueront pas de rencontrer, représente déjà une victoire.

Des contre-indications à bien connaître

Comme chez les adultes, l'obésité, l'asthme, l'épilepsie et le diabète ne sont pas des contre-indications systématiques à la pratique d'un sport chez les enfants. L'activité physique peut même contribuer à stabiliser certaines maladies. Il faut choisir le sport qui leur est favorable. Chez les enfants, quelques cas particuliers sont souvent évoqués.

Faire pratiquer un sport à des enfants qui semblent un peu trop maigres peut être bénéfique si l'activité est adaptée à leurs capacités. La contre-indication au sport ne concerne que les maigreurs pathologiques liées à d'autres maladies et souvent accompagnées d'un retard de croissance et de fatigue chronique.

De nombreux enfants ont été privés de sport pour cause de souffle au cœur. Pourtant, cette caractéristique cardiaque n'exclut pas systématiquement la pratique sportive. Le souffle au cœur est un bruit inhabituel que le médecin entend en auscultant l'enfant avec un stéthoscope. Par exemple, au lieu du bruit de double percussion normalement perçu à chaque battement ("Poum-Ta"), les contractions cardiaques se traduisent par une percussion suivie d'un chuintement ("Poum-pchhh").

Ce souffle traduit des turbulences inhabituelles du sang qui circule dans le cœur. Ce phénomène peut indiquer une anomalie cardiaque, par exemple un défaut de fermeture d'une valvule (les petits clapets situés à l'intérieur du cœur qui empêchent le sang de refouler). Mais le plus souvent, le souffle cardiaque chez l'enfant n'est pas lié à ce type de problème. Dans tous les cas, l'origine du souffle doit être recherchée en conduisant l'enfant chez un médecin cardiologue. Si aucune anomalie n'est détectée, l'enfant pourra pratiquer une activité sportive sans contrainte particulière, mais en veillant à ne pas forcer.

La scoliose est une courbure anormale de la colonne vertébrale qui prend l'aspect d'un S ou d'un C. Un enfant qui se tient penché sur le côté peut avoir une attitude dite scoliotique, en général sans conséquence. Elle se distingue de la véritable scoliose qui se caractérise par une déformation congénitale de la colonne vertébrale. La gravité de la maladie se mesure en degré d'inclinaison par rapport à la position normale de la colonne. Chaque stade implique des traitements appropriés. Une scoliose de 20° ne demande souvent qu'une rééducation. Entre 20 et 30°, une correction à l'aide d'un corset est envisagée. Au-delà de 30°, une intervention chirurgicale s'avère nécessaire à l'adolescence.

L'attitude scoliotique n'est pas une contre-indication à la pratique du sport. Pour une scoliose de moins de 20 °C, l'activité physique est même recommandée, en évitant les sports de combat et le rugby. Au-dessus de 20 °C, la pratique du sport peut être envisagée, mais de manière adaptée, avec une surveillance médicale régulière. La natation, l'escalade, les sports de raquettes légères (badminton, squash) sont particulièrement indiqués.

À chaque sport ses bénéfices et ses risques

Pour les enfants comme pour les adultes, chaque sport possède certains bénéfices et certaines contre-indications.

Cependant, dans le cas des jeunes sportifs, ces caractéristiques peuvent être plus marquées et doivent être prises en considération lors du choix d'une discipline sportive.

Ces sports demandent de bonnes qualités physiques, en particulier en termes de coordination motrice. Ils peuvent aider un enfant timide à gagner plus de confiance. Les sauts et les lancers peuvent être pratiqués assez jeune, mais la spécialisation ne doit pas survenir avant 12 ou 13 ans, en fonction des aptitudes de chacun. Avant cet âge, les bases de l'impulsion, de l'amortissement et du soutien sont enseignées. Le matériel est, bien entendu, adapté au gabarit des enfants.

Pour éviter les microtraumatismes répétés sur les cartilages de croissance, la pratique à haute dose de la course à pied n'est pas conseillée chez les plus jeunes. À dose modérée, il s'agit d'une excellente discipline pour améliorer l'endurance d'un enfant pratiquant un autre sport.

Elle est particulièrement indiquée pour les enfants qui n'ont pas envie de pratiquer un sport en club. Les enfants qui n'aiment pas faire du sport peuvent être motivés par la découverte de la nature et des animaux. Attention au soleil et aux variations de température auxquels les enfants sont très sensibles. Le mal des montagnes affecte aussi les plus jeunes. Il faut être vigilant à l'apparition de ses symptômes pendant les randonnées en altitude.

Ce sport qui allie natation, cyclisme et course à pied est un sport d'endurance exigeant. Habitué à des gestes très différents, le corps des triathloniens est moins exposé aux problèmes liés à des mouvements répétitifs. Il existe des compétitions de triathlon avec des distances adaptées à la résistance physique des adolescents.

Même s'il existe des bébés nageurs, le véritable apprentissage de la natation ne peut se faire qu'après 5 ans. Les premières années sont consacrées à la maîtrise des quatre nages. La spécialisation et le développement de la force et de l'endurance ne viennent qu'ensuite. La natation est particulièrement bénéfique pour les enfants qui souffrent de scoliose, d'asthme ou d'obésité. Les problèmes médicaux touchent essentiellement l'épaule et sont habituellement sans gravité.

Cette discipline développe l'endurance, la coordination et la force. Les jeunes peuvent pratiquer l'aviron assez tôt et même participer à des compétitions. Mais ils doivent cependant éviter de faire trop de compétition avant 13 ou 14 ans. En cas d'apparition de douleurs de la colonne vertébrale, des genoux ou des bras, il convient de vérifier le réglage du matériel et de consulter un médecin.

En cyclisme, les progrès demandent énormément d'efforts et de pratique, et parfois dans des conditions climatiques difficiles. L'enfant doit en être conscient pour ne pas se décourager. Il est important que le vélo soit réglé exactement aux caractéristiques morphologiques de l'enfant. Le casque doit être porté systématiquement. Sans casque, les traumatismes crâniens peuvent être graves. D'autre part, le code de la route doit être appris et respecté.

Elle se pratique dès l'âge de 4 ans avec des exercices très simples (roulades, sauts, équilibres, etc.). Toutes les formes de gymnastique favorisent le développement psychomoteur et le sens de l'orientation dans l'espace. La rigueur et le goût de l'effort sont indispensables. Le trampoline est également un sport qui fait beaucoup travailler le cœur et les vaisseaux. La souplesse, obligatoire en gymnastique, doit être développée avec attention et prudence. De nombreux problèmes osseux et articulaires guettent les jeunes gymnastes, dont la santé doit être particulièrement bien suivie. Les coudes, les poignets et le dos sont particulièrement exposés.

La danse permet de faire découvrir aux enfants le plaisir de se mouvoir en musique. Pratiqué dans des conditions qui respectent leur jeune corps, ce sport artistique ne peut être que bénéfique. Les danses autres que classique ne génèrent pas de soucis majeurs.

Les enfants qui pratiquent la danse classique soumettent leur organisme à des contraintes sévères qui peuvent être à l'origine de problèmes médicaux. La souplesse demandée peut entraîner des douleurs dans la colonne vertébrale, les hanches, les genoux et les chevilles. Les pirouettes peuvent provoquer des troubles au niveau des vertèbres du cou. Les hyper-rotations des jambes vers l'extérieur peuvent définitivement déformer les articulations du bassin, provoquant plus tard de l'arthrose. La maladie de Scheuermann et la lyse isthmique sont relativement fréquentes. Les jeunes danseurs peuvent développer une maladie de Sinding-Larsen-Johansson ou d'Osgood-Schlatter. Les orteils peuvent être définitivement abîmés par la pratique des pointes.

De plus, les jeunes danseurs subissent une importante pression psychologique pour garder une silhouette parfaite. Les troubles du comportement alimentaire sont fréquents. Lorsqu'un enfant pratique intensément la danse classique, il doit être suivi régulièrement par un médecin spécialisé pour prévenir l'apparition de ces troubles.

Elle enseigne à l'enfant un sens de l'autorité, nuancé de compréhension et de discernement. Elle exige un grand sens de l'observation et une capacité à se projeter dans le psychisme du cheval. L'équitation n'est pas nocive pour la colonne vertébrale si elle n'est pas pratiquée trop intensément et si l'enfant a une bonne posture (assiette). Cependant, un jeune souffrant d'une scoliose marquée ou de lyse isthmique ne doit pas monter à cheval. Les enfants ayant de l'eczéma, de l'asthme, ou une allergie aux poils d'animaux peuvent voir leur maladie exacerbée au contact des chevaux. Le port de la bombe ou du casque est évidemment indispensable. Attention, l'équitation est responsable d'une bonne partie des fractures observées chez les enfants sportifs.

Cette discipline très codifiée apprend aux enfants le respect de règles strictes, de l'adversaire et des arbitres. L'escrime demande beaucoup d'énergie, de force musculaire, de vélocité, d'endurance mais aussi une grande capacité à se concentrer.

Le football est une discipline excellente qui développe l'endurance autant que la rapidité. Elle favorise l'acquisition de l'esprit de groupe et de la capacité à travailler en équipe. La pratique de ce sport est adaptée aux jeunes enfants avec des terrains, des ballons et des durées de jeu compatibles avec leurs capacités. Les problèmes observés le plus souvent sont les entorses du genou ou de la cheville, la maladie de Sever et les fractures de fatigue. On observe également des périostites (une inflammation de la membrane qui entoure les os) au niveau du tibia. Cette inflammation se traduit par une douleur diffuse plus forte pendant les accélérations et les décélérations.

Ce sport demande rapidité, endurance, observation, et esprit d'équipe, tout en étant un sport de contact. C'est une très bonne discipline pour développer les qualités psychomotrices des enfants. La luxation de l'épaule et la rupture du ligament croisé antérieur sont deux blessures fréquemment rencontrées dans ce sport.

Les dimensions du terrain et de la balle ainsi que la hauteur du filet ont été adaptées à la pratique de ce sport par les enfants. Le volley s'avère une bonne indication pour les enfants souffrant d'une scoliose légère. Les entorses du genou et de la cheville sont les blessures les plus fréquemment observées.

Le basket-ball développe l'endurance et l'adresse. Par rapport aux autres sports de ballon, il offre l'avantage de pouvoir être pratiqué seul entre les entraînements. Un enfant peut pratiquer le basket-ball quelle que soit sa taille. Cependant, plus l'âge avance, plus les tailles élevées sont privilégiées. Les enfants de parents de petite taille doivent être conscients très tôt de ce handicap pour ne pas être déçus.

Les problèmes observés le plus souvent au basket-ball sont les entorses du genou ou de la cheville, la maladie de Sever, les fractures de fatigue, les inflammations de la rotule et les ruptures du ligament croisé antérieur. Ce sport est parfois conseillé aux enfants présentant des signes de scoliose. Chez ces enfants, une surveillance médicale régulière est indispensable.

Sport de contact et d'équipe, le rugby est une excellente discipline pour les enfants un peu réservés. Cependant, le rugby peut être à l'origine de nombreuses blessures chez les enfants, en particulier au niveau de la colonne vertébrale : fractures des vertèbres du cou et des clavicules, maladie de Scheuermann et lyse isthmique. Comme pour les autres sports de ballon, les entorses du genou ou de la cheville, la maladie de Sever, les fractures de fatigue et les ruptures du ligament croisé antérieur sont possibles.

Ces sports sont particulièrement indiqués pour les jeunes manquant de confiance en eux et ceux qui ont besoin d'apprendre à canaliser leur énergie. Le judo a des qualités stabilisantes et développe le côté relationnel à travers la confrontation. Le respect des règles et de l'adversaire permet un apprentissage de la maîtrise de soi. Ces arts martiaux sont également un bon moyen pour les enfants de mettre en place leur schéma corporel (la perception de leur corps dans l'espace), et de travailler la qualité des gestes. Le dos est très sollicité et peut être le siège de blessures.

Les sports de glisse sont très appréciés des jeunes sportifs. Ils développent le sens de l'équilibre, l'observation, les réflexes et la souplesse. Malheureusement, ces disciplines favorisent aussi les prises de risque et sont à l'origine de nombreux accidents. Les traumatismes crâniens, notamment dus aux collisions, sont plus fréquents chez les enfants, plus proches du sol et à la tête proportionnellement plus lourde qu'un adulte. Le port du casque est impératif. La pratique hors-piste est pourvoyeuse d'accidents mortels pour les imprudents.

Le patinage de base s'apprend assez vite chez l'enfant. Le hockey, très physique, est à mettre sur le même plan que le rugby pour les bénéfices comme pour les risques. Les problèmes d'épaule et de coude sont assez fréquents. Le patinage artistique demande énormément de travail afin d'acquérir la technique. La répétition du même mouvement jusqu'à la perfection favorise les fractures de fatigue. Le patinage de vitesse réclame une grande force physique qui ne se développe qu'à la puberté.

Le mini-tennis se joue sur un petit court avec des raquettes miniatures et des balles en mousse. Cette forme de tennis est parfaite pour initier en douceur un enfant au tennis. Le tennis est un des sports les plus populaires chez les enfants, du fait du grand nombre de courts disponibles et de la médiatisation des tournois. Cependant, il peut être à l'origine d'entorses du genou ou de la cheville, ainsi que de problèmes de dos. Les pathologies classiques du tennis adulte (tennis-elbow, épaule gelée, etc.) sont plus rares chez les enfants.

C'est souvent une activité de loisir qui peut devenir une pratique beaucoup plus sportive. Le tennis de table développe l'habileté, le sens de l'observation, les réflexes, le tonus musculaire et la maîtrise de soi. Les accidents sont rares et concernent plutôt les chevilles.

Ces disciplines sont très bénéfiques pour les enfants qui ont du mal à se concentrer. Pour le tir à l'arc, le côté ludique de la pratique compense la grande rigueur technique. Il peut être pratiqué par des jeunes souffrant de maladies cardiaques ou pulmonaires qui les empêcheraient de pratiquer d'autres sports.

Elle se pratique très jeune grâce à des bateaux adaptés à la taille des enfants. Il est toutefois préférable d'attendre que les enfants sachent nager pour leur faire découvrir la voile, même avec un gilet de sauvetage. Les jeunes navigateurs doivent faire extrêmement attention au soleil dont on sent moins les effets au large, ainsi qu'à la déshydratation.

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