Le constat est clair : les modes de transports polluants sont responsables de près de 30% des émissions nocives sur la planète [1, 2]. Mais avez-vous conscience de l’impact positif de votre choix, lorsque vous décidez de remplacer un déplacement motorisé en voiture, par un trajet à vélo ?

Il est pourtant considérable : opter pour la petite reine, c’est diminuer de  14% vos émissions de CO2 [1]. Les mobilités actives offrent donc incontestablement une alternative économique et écologique aux modes de transports polluants.

 

Vous le savez, nos trajets représentent une grande partie de nos activités quotidiennes. À eux seuls, les déplacements domicile-travail couvrent en moyenne un peu plus de 30 minutes [1bis] pendant lesquels l’usage du vélo pourrait nous permettre de réduire notre impact écologique.

 

Deux autres chiffres éloquents peuvent encourager la prise de conscience en faveur de l’importance du vélo pour la préservation du climat :

 

  • 80% des déplacements sont encore réalisés par la route, avec une majorité de personnes seules par voiture ;
  • 60% des déplacements domicile-travail faits en voiture concernent des trajets de moins de 5 km [1ter] : une configuration pourtant idéale pour se remettre en selle ?

Bienfaits du vélo sur l’écologie : les Français en sont conscients !

D’après le 17e baromètre AXA Prévention du comportement des Français sur la route :

 

  • 54% d’entre eux perçoivent les cyclistes comme des acteurs de la transition écologique ;
  • 74% des automobilistes seraient prêts à changer de mode de transport pour des raisons écologiques.

Pour ne rien gâcher, en protégeant la planète vous préservez votre santé ! Se déplacer à vélo est l’occasion de pratiquer une activité physique régulière pour garder la forme. Pédaler 30 minutes par jour suffit même à augmenter notre espérance de vie.

Lire notre article sur le vélo et la santé

Les mobilités actives contre le réchauffement climatique

L'augmentation du CO2 dans l'atmosphère est une conséquence de l'activité humaine, depuis la Révolution industrielle. En cause : les énergies fossiles et la déforestation. [2, 3]

Le saviez-vous ?

Le CO2 représente environ trois quarts des gaz à effet de serre d’origine humaine. Mais d’où vient-il ? D’abord de la combustion des énergies fossiles comme le pétrole, le gaz et le charbon notamment nécessaires aux transports. Ensuite, de la déforestation : brûler du bois émet aussi du CO2.

 

Les deux autres gaz à effet de serre induits par l’activité humaine sont le méthane et le protoxyde d’azote. Si le premier est principalement issu de l’élevage animal, le second provient de l’usage d’engrais azotés dans l’agriculture.

En France, les transports produisent donc près de 30% des émissions de ces gaz dits « à effet de serre ». [2] Un impact particulièrement visible pendant le confinement lié à la crise sanitaire de la Covid-19 : d'après une étude réalisée dans 69 pays en avril 2020, le ralentissement du trafic routier a contribué à hauteur de 43% à la baisse de ces émissions. [4]

 

Et si nous pouvions, à notre échelle, réduire au quotidien une partie de ces émissions ? La bonne nouvelle, c’est que cela est possible, notamment grâce aux mobilités actives !

Vélo, marche, trottinette… des mobilités actives accessibles à tous

C'est prouvé : se déplacer à vélo plutôt qu'en voiture réduit la pollution et les émissions de CO2 [5]. Un défi écoresponsable que beaucoup peuvent relever, puisque, rappelons-le, les 2 tiers (60%) de nos déplacements domicile-travail aujourd’hui réalisés en voiture représentent moins de 5 km ! [1ter]

 

En pratique, l'ADEME a mis en place un calculateur pour mesurer les émissions de CO2  en fonction de nos modes de déplacement. [6] Par exemple, pour un trajet de 10 km, vous émettez :

 

  • 1,9 kg d'équivalent CO2 en voiture,
  • 20 g d'équivalent CO2 à vélo à assistance électrique (VAE)
  • 0 g d’équivalent CO2 à vélo à la force de vos mollets ! 
Voir le calculateur de l'ADEME

En cas de trajet plus long ou de grosse fatigue, vous avez la possibilité de miser sur l'intermodalité ! Il s’agit tout simplement de cumuler deux modes de transport différents (ou plus) pour arriver à bon port sans nécessairement emprunter un véhicule motorisé individuel comme la voiture.

 

Le trajet intermodal le plus efficace pour réduire les émissions de CO2 est l'association vélo puis train [2].

Plan vélo : vers la transition écologique

Malgré ses atouts pour la santé et l'environnement, nous n’utilisons le vélo que pour 3% de nos déplacements [2]. Le manque de pistes cyclables, des possibilités de stationnement insuffisantes ou encore la peur du vol sont les raisons souvent invoquées pour justifier ce faible taux d’utilisation [5].

 

Pourtant, on estime à 35.7 millions le nombre de vélos présents chez les Français. 25% d’entre eux seraient inutilisés [5bis]. Et si c’était le moment de les retaper, pour se remettre en selle ?

 

Pour voir de plus en plus de cyclistes arpenter les rues et les voies aménagées pour eux, les initiatives se succèdent dans différentes villes de France. Depuis 2018, le gouvernement encourage l’usage des transports les moins polluants avec le Plan Vélo et Mobilités actives. L’objectif est simple : multiplier par trois le pourcentage de déplacements à vélo ! [5]

En savoir plus sur le Plan Vélo et Mobilités actives

Et vous, combien de grammes d'équivalents de CO2 allez-vous éviter aujourd'hui ? Découvrez des conseils de sécurité pour vous (re)mettre en selle (équipements obligatoires, code de la route, recommandation, etc.) au fil de nos articles thématiques. De quoi devenir de véritables ambassadeurs de la petite reine, et agir pour le climat comme pour votre santé

Lire la suite