EN BREF

Parce qu’on a 20 ans, on se dit que l’on sera forcément moins sujet à la fatigue, que l’on est plus résistant. Pourtant quelque soit l’âge, notre corps, notre métabolisme a des besoins que l’on ne contrôle pas. La somnolence reste la première cause d'accident mortel sur autoroute.

Dette de sommeil et paiement cash

Les 18-25 ans sont particulièrement exposés au risque de somnolence au volant. C'est l'âge où l'on conduit souvent très tard et où l'on ne craint pas les nuits blanches. Cette dette de sommeil est d'autant plus pernicieuse qu'elle peut entraîner un sentiment d'euphorie ou d'excitation qui masque la fatigue. Mais à la moindre accalmie – une minute de silence en ligne droite – le cerveau déconnecte brutalement.

Conscience du danger et prise de risque

Selon le dernier Baromètre AXA Prévention sur le comportement des français au volant, les 18-25 ans sont relativement conscients du risque. Certes, ils sont 82% à considérer qu'il est dangereux de prendre le volant ou de continuer à conduire fatigué (86% pour la moyenne des conducteurs) mais ils sont les deux tiers à prendre ce risque contre la moitié pour les autres catégories d'age. Près de 70% d'entre eux admettent conduire entre 22 h et 5 h du matin pour effectuer un long trajet, contre 57% des autres conducteurs.

Stimulants et excitants

Beaucoup de jeunes conducteurs cherchent à repousser les limites de la fatigue avec des boissons "énergisantes". La plupart contiennent de la caféine dont l'excès -comme celui de café- produit hyperactivité, agressivité et mauvaise coordination des gestes. Mais d'autres composants ont des effets secondaires encore plus néfastes pour la conduite : incohérence du raisonnement, mauvaise estimation du danger et désinhibition. Additionnés à la fatigue (ou à l'alcool), ils peuvent même présenter un risque d'arrêt subit du cœur.

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