Etre diabétique ne signifie pas pour autant être privé de glucides. En suivant un régime alimentaire adapté et en contrôlant régulièrement sa glycémie, les diabètiques peuvent conserver le plaisir de manger.

Comment se nourrir en cas de diabète de type 2 ?

Les personnes qui viennent d'apprendre qu'elles sont diabétiques pensent souvent qu'elles ne pourront plus manger de glucides (pâtes, riz, pommes de terre, céréales, gâteaux, etc.). En fait, il n'en est rien. Les règles principales de l'alimentation des patients souffrant de diabète de type 2 ne sont pas différentes de celles recommandées à chacun d'entre nous :

- réduire sa consommation d'aliments gras (en particulier, ceux contenant des graisses d'origine animale) pour lutter contre le surpoids et l'excès de cholestérol
- consommer du poisson au moins deux fois par semaine
- augmenter sa consommation d'aliments riches en fibres (fruits et légumes, au moins cinq par jour), car ceux-ci ralentissent l'absorption des sucres par le système digestif et facilitent le contrôle du taux de sucre dans le sang
- préférer les féculents issus de céréales complètes et les légumes secs (plutôt que les gâteaux et les sucreries)
- pour les personnes qui souhaitent consommer des boissons alcoolisées : se limiter à un verre par jour pour les femmes et à deux verres par jour pour les hommes. Attention, l'alcool peut augmenter le risque d'hypoglycémie chez les personnes qui prennent des sulfamides hypoglycémiants ou de l'insuline.

Ainsi, il n'existe pas de menu-type pour le diabète.
Chaque individu doit mettre au point peu à peu celui qui lui sera le plus bénéfique, tout en conservant le plaisir de manger. Le médecin vous conseillera peut-être de prendre plus de deux repas principaux par jour afin de répartir vos prises alimentaires et de réguler ainsi plus facilement votre taux de sucre dans le sang.
N'hésitez pas à demander à votre médecin de vous conseiller une diététicienne. Elle vous aidera à trouver le régime alimentaire qui vous convient le mieux.

Contrôler sa glycémie

On appelle autocontrôle de la glycémie les techniques de mesure du taux de sucre dans le sang qu'un diabétique peut apprendre à maîtriser. Cette mesure est devenue plus facile ces dernières années et permet d'adapter l'alimentation, l'activité physique et le traitement par l'insuline.
Cet autocontrôle est effectué en prélevant une goutte de sang à l'aide d'un autopiqueur (une sorte de stylo pour se piquer le bout du doigt). Cette goutte est ensuite analysée dans un appareil de lecture du taux de sucre. Autopiqueur et appareil de lecture sont remboursés par l'Assurance maladie. L'autocontrôle est particulièrement utile pour identifier les hypoglycémies (lorsque le taux de sucre est trop faible) et lorsqu'il s'accompagne d'une adaptation du traitement au taux de sucre mesuré dans le sang (par exemple une adaptation de la dose d'insuline injectée).

La mesure de la glycémie nécessite le prélèvement d'une goutte de sang. Celle-ci est obtenue avec une lancette (une petite lame) montée sur un autopiqueur qui permet de régler la profondeur et la force de pénétration de la piqûre en fonction de l'épaisseur de la peau. Afin de limiter la sensation de douleur, il est conseillé de changer de lancette à chaque test et de piquer sur le côté de la dernière phalange d'un des trois derniers doigts. Il faut éviter la pulpe des doigts car elle est très sensible. En pratique, avant le prélèvement, le doigt est massé pour activer la circulation et une fois la goutte de sang obtenue, celle-ci est soit déposée sur une bandelette, soit aspirée par un capteur ou une électrode de l'appareil de lecture. Les principales causes d'erreur sont un prélèvement sur des doigts sales ou humides, et l'application d'alcool avant le prélèvement.

Les appareils de lecture disponibles sur le marché diffèrent par leur taille, la durée du temps de lecture, l'unité de lecture (g/l ou mmol/l), la quantité de sang nécessaire, l'utilisation de bandelettes, de disques réactifs, d'électrodes ou de capteurs sur lesquels la goutte de sang est déposée, etc. Certains appareils plus récents donnent la possibilité d'identifier si les mesures sont réalisées avant ou après les repas.

L'appareil doit être calibré à chaque ouverture d'un nouveau flacon de bandelettes ou de disques réactifs. Le calibrage se fait avec les touches du lecteur ou en insérant une puce de calibration fournie avec chaque nouvelle boîte de bandelette. Cette étape de calibration est indispensable mais parfois délicate.

Certains appareils de lecture peuvent être connectés à un ordinateur personnel. Les données de glycémie, qui ont été mémorisées, peuvent alors être téléchargées dans un logiciel de suivi qui organise l'information et permet de voir les variations du taux de sucre dans le sang au cours de la journée. Ces données peuvent être transmises au médecin qui s'assure ainsi que le traitement est efficace et bien suivi.

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