Obligatoire pour les enfants de moins de 12 ans, le port du casque à vélo est également recommandé pour tous les adeptes de la petite reine. Explications...

Le casque fait partie des accessoires de sécurité indispensables pour l’ensemble des  cyclistes, quelle que soit la pratique (de loisir, sportive, “vélotaf”*…). Lors de chutes, les blessures les plus graves concernent la boîte crânienne. Il s’agit d’ailleurs de la première cause de décès chez les cyclistes.

Vélo : le port du casque en chiffres

D’après notre baromètre AXA Prévention 2021, 52 % des cyclistes propriétaires de leur vélo n’ont pas encore pris l’habitude de porter un casque. Selon l’ONISR**, celui-ci est toutefois de plus en plus porté en agglomération.

La hausse s’est amorcée il y a plusieurs années : une étude réalisée par l’organisme en 2019 indiquait que le casque était alors utilisé en ville par 29% des cyclistes [1]. Soit une augmentation de 8 points par rapport à 2016.

Un chiffre à continuer à faire grimper pour aller vers plus de sécurité à vélo !

Cette année, notre association offre 6000 kits de prévention destinés aux cyclistes. Il est composé d’un casque et d’une lumière à y fixer :  pour participer au jeu-concours et pouvoir en profiter, rendez-vous sur remettonsnousenselle.fr

Porter un casque à vélo : une question de bon sens

Les chiffres sont têtus… Certes, d’après l’Institut français des sciences et technologies des transports (Ifsttar), les blessures à la tête causées par des chutes de vélo s’élèvent à “seulement” 16,9 % [2]. La majeure partie du temps, bras, mains et jambes sont touchés. Mais il faut garder à l’esprit que les blessures à la tête constituent la première cause de décès des cyclistes [3].

 

Une enquête menée dans le département du Rhône, entre 1998 et 2008 sur près de 13 800 cyclistes blessés confirme « un effet protecteur du casque sur les blessures à la tête et au visage », et plus particulièrement sur les « blessures sérieuses » [4].

Les résultats indiquent notamment que le port du casque :

  • réduit de 30 % les blessures à la tête ;
  • divise par trois le risque de blessure au visage ;
  • est près de 5 fois plus efficace lors d’accidents hors agglomération qu’en ville.

 

Ce constat est confirmé par une grande étude menée en 2016 par deux épidémiologistes de Nouvelle-Galles du Sud en Australie, le Dr Jake Oliver et Prudence Creighton [5].

Les chercheurs ont compilé les résultats de 43 études réalisées dans le monde entier et portant au total sur 64 000 cyclistes. Leurs conclusions sont sans appel. Voici deux chiffres clés issus de leur analyse :

  • le port du casque à vélo réduit de 70 % le risque de blessure grave à la tête ;
  • ceux qui portent un casque ont 65 % de risques en moins de décéder d’un traumatisme crânien en cas de chute ou de collision grave.

France : de plus en plus de cyclistes

L’organisme national Vélo & Territoires effectue un suivi de l’évolution de la pratique du vélo depuis la sortie du premier confinement en 2020.

 

Les chiffres montrent une augmentation moyenne de 10 % de l’utilisation du vélo en France. Elle atteint même 27 % d’augmentation en dehors des périodes de confinement et se répartit comme suit : + 31 % en zone urbaine, + 14 % en zone périurbaine et + 15 % en zone rurale. [6]

Port du casque : une obligation pour les moins de 12 ans

L’obligation du port du casque pour l’ensemble des cyclistes n’est pour le moment pas d’actualité. Elle divise régulièrement les usagers entre pros et anti. Pour les enfants, la question a été tranchée assez récemment par le législateur, en faveur de leur sécurité.

 

En France, les enfants de moins de 12 ans doivent obligatoirement porter un casque, qu’ils soient passagers derrière un adulte ou au guidon de leur propre vélo. Et notre association ne peut que saluer cette décision, car d’après la Sécurité Routière, il y aurait près de 5,5 millions d’usagers réguliers ou occasionnels du vélo âgés de moins de 12 ans.

 

Le non-respect de cette disposition légale entrée en vigueur le 22 mars 2017 est passible d’une amende de quatrième classe (90 €) pour l’adulte accompagnateur d’un enfant non équipé. [7]

Comment choisir son casque de vélo ?

Le design et les propriétés du casque diffèrent selon la pratique, mais il faut savoir que tous les modèles affichent les mêmes normes de protection. L’homologation européenne pour un casque doit d’ailleurs figurer sur celui-ci : il s’agit de la norme EN1078 [8].

 

Outre la protection, le premier critère pour choisir un casque doit être le confort. Il faut qu’il soit ajusté, mais pas trop serré. Et il ne doit pas bouger lorsque vous remuez la tête. Enfin, les sangles doivent se croiser en dessous des oreilles et pouvoir longer votre mâchoire quand le fermoir du casque est accroché sous le menton.

 

Il est conseillé d’essayer plusieurs modèles pour trouver le mieux adapté à votre morphologie. Vous pouvez prendre un casque très aéré pour la pratique sportive ou une version plus couvrante pour un vélo à assistance électrique, qui demande moins d’effort [9]. Et pour le design ? C’est vous qui voyez…

Vélo : rappel des équipements obligatoires

Pour se déplacer à vélo en toute sécurité et conformément au Code de la route, certains équipements sont obligatoires [3], à savoir :

  • un avertisseur sonore,
  • des freins avant et arrière,
  • un feu rouge à l’arrière et blanc ou jaune à l’avant,
  • des catadioptres (plaques réfléchissantes) rouges à l’arrière, blancs à l’avant et oranges sur les pédales et les roues,
  • un gilet réfléchissant (hors agglomération uniquement)
  • un casque pour les enfants de moins de 12 ans. Celui-ci reste néanmoins fortement conseillé, nous le disions plus haut, à tous les usagers de vélos…

Bon à savoir

D’autres équipements sont recommandés, comme :

  • un rétroviseur,
  • des pneus à bandes latérales réfléchissantes,
  • un écarteur de danger latéral, à déployer côté route pour maintenir la distance avec les autres véhicules notamment, etc.

L’absence de casque à vélo est à déplorer dans 50 % des accidents entraînant des blessures graves, voire fatales [10]. Pour votre sécurité, équipez-vous !

 

*Le vélotaf désigne le fait de se rendre au travail à vélo.

**ONISR : Observatoire national interministériel de la sécurité routière.

Sources

[1] https://www.onisr.securite-routiere.gouv.fr/etudes-et-recherches/comportements-en-circulation/observations/observatoire-des-comportements

[2] Etude de l’Ifsttar citée dans Le Monde : https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2019/05/16/pour-ou-contre-le-port-obligatoire-du-casque-a-velo-le-debat-resume-en-une-conversation-sms_5462646_4355770.html

[3] https://www.securite-routiere.gouv.fr/reglementation-liee-aux-modes-de-deplacements/velo/equipements-obligatoires-velo

[4] https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-00941190

[5] https://sante.lefigaro.fr – réduction des risques grâce au casque

[6] https://www.velo-territoires.org/wp-content/uploads/2021/01/2021-01-06-Bulletin_Velo_Confinements_13_2p-1.pdf

[7] https://www.securite-routiere.gouv.fr/actualites/velo-le-casque-devient-obligatoire-pour-les-enfants-de-moins-de-12-ans-quils-soient-1

[8] https://www.cyclable.com/blog/2017/03/14/guide-achat-casque-velo/

[9] https://www.commeunvelo.com/casque-velo-route/

[10] https://www.velo-territoires.org/actualite/2021/01/07/solutions-concretes-combattre-accidentologie-cycliste/

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