Sécurité routière et EDPM : les règles à appliquer pour circuler en toute sécurité
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Sécurité routière et EDPM : les règles à appliquer pour circuler en toute sécurité

Comme les autres véhicules, les nouveaux engins de déplacement personnel motorisés (EDPM) sont soumis à une réglementation précise. Les conducteurs de gyropodes, trottinettes électriques ou encore hoverboards s’exposent à des sanctions en cas d’infraction…

Sécurité routière et EDPM : les règles à appliquer pour circuler en toute sécurité

Comme les autres véhicules, les nouveaux engins de déplacement personnel motorisés (EDPM) sont soumis à une réglementation précise. Les conducteurs de gyropodes, trottinettes électriques ou encore hoverboards s’exposent à des sanctions en cas d’infraction…

Parce qu’ils roulent à une vitesse limitée, qu’ils sont relativement compacts et légers, et que leur prise en main est rapide, les EDPM peuvent donner l’impression d’échapper aux règles du Code de la route. Et de votre côté, connaissez-vous ces règles de bonne conduite ? On vous guide…

Engins de déplacement personnel motorisés (ou EDPM) : plus d’utilisateurs et plus de risques…

Pas de doute, les mobilités douces ont le vent en poupe… Une popularité accentuée par la crise sanitaire : entre les confinements successifs et les périmètres restreints, les Français ont changé leurs habitudes de déplacement.

D’après les chiffres de la Fédération des professionnels de la micro-mobilité (FPMM), le marché de la trottinette électrique a connu 5 années de ventes records depuis 2017, avec une progression à 2 chiffres.

Les ventes marquent un peu le pas en 2022 avec près de 760 000 véhicules vendus (contre 900 000 en 2021), mais le panier moyen a quant à lui augmenté [1]. Ce dernier a atteint un total de 345 millions d’euros, soit près de 15% d’augmentation par rapport à 2021. Ces chiffres reflètent un investissement vers un matériel de meilleure qualité, à destination d’un usage intensif pour les déplacements du quotidien.

Le Baromètre AXA Prévention 2022 indique d’ailleurs que 15% des Français utilisent autant voire plus souvent la trottinette électrique qu’avant la crise sanitaire, un chiffre en augmentation de 6% par rapport à 2021.

>>Découvrez les chiffres du Baromètre 2022 relatifs aux mobilités actives

Les messages de prévention doivent ainsi continuer à circuler, car cette augmentation des usages s’accompagne d’une multiplication des accidents graves et des infractions. Entre sentiment de liberté et facilité de déplacement, les conducteurs d’EDPM se soumettent difficilement à la réglementation, souvent par négligence.

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Des accidents graves en hausse en 2022

D’après le ministère des Transports, les accidents graves d’usagers d’EDPM ont augmenté de 38% entre 2021 et 2022 [2].

Trottinettes, hoverboards, mono-roues, gyropodes : que dit la loi ?

Depuis le 25 octobre 2019, le Code de la route classe les EDPM dans une nouvelle catégorie de véhicules [3]. Ce cadre permet d’assurer la sécurité des utilisateurs, notamment des trottinettistes, et celle des autres usagers de la voie publique.

Nous listons pour vous les principales règles de circulation. Partageons-les autour de nous, et sensibilisons nos proches, usagers d’EDPM, pour faire gagner la sécurité.

Concernant la circulation, il est indispensable d’avoir en tête que :

  • Rouler sur les trottoirs est interdit ;
  • La vitesse maximale ne doit pas dépasser les 25 km/h (les engins doivent d’ailleurs être obligatoirement bridés à cette vitesse) ;
  • Les conducteurs doivent circuler sur les aménagements cyclables en ville, et à défaut, sur les routes à vitesse limitée à 30 km/h ou 50 km/h ;
  • Il est interdit de circuler hors agglomération, excepté sur les voies vertes et les pistes cyclables.

Plus précisément, du côté de l’équipement et de l’attitude à adopter en EDPM : 

  • De nuit ou de jour par visibilité insuffisante, y compris en agglomération, l'arrêté du 24 juin 2020 précise que les utilisateurs doivent porter un vêtement ou équipement rétro-réfléchissant (gilet, brassard, etc.).
  • Il est interdit de circuler à plusieurs sur l’engin.

On ne peut que le rappeler ici, téléphoner et utiliser des écouteurs ou un casque audio est aussi formellement interdit, car cela minimise l’attention portée à la voie de circulation et aux autres usagers.

Un Plan national pour encadrer l’usage des trottinettes électriques

Lancé le 29 mars 2023 par le ministre délégué aux Transports, Clément Beaune, le « Plan national pour réguler les trottinettes électriques » s’articule autour de trois objectifs majeurs : 

  • Améliorer de la sécurité routière pour l’ensemble des usagers de la route ;
  • Créer un Observatoire national de la micromobilité pour étudier les usages, l’accidentologie et l’impact des EDPM sur l’environnement ;
  • Responsabiliser les opérateurs de trottinettes en libre-service à travers la signature d’une charte, pour renforcer la qualité des prestations et la sécurité auprès du public.

L’une des mesures phares de ce Plan national est de faire passer, par décret, de 12 ans à 14 ans l’âge légal pour utiliser un EDPM. Il est également prévu d’augmenter les montants de certaines sanctions (lire ci-dessous).

>>Consultez également notre article sur le deuxième Plan vélo et mobilités actives du gouvernement

EDPM : des équipements obligatoires pour le véhicule

Les engins de déplacement personnel motorisés doivent obligatoirement être équipés :

  • de feux avant et arrière,
  • d’un dispositif rétro-réfléchissant,
  • de freins,
  • d’un klaxon ou d’une sonnette.

Si vous utilisez un EDPM qui vous appartient, assurez-vous de la conformité de votre équipement. Adeptes du free-floating ? Vérifiez la présence et le bon fonctionnement de ces différents éléments de sécurité, pour garantir la vôtre…

Infractions en EDPM : des comportements qui peuvent coûter cher

Nous en avons conscience lorsque nous conduisons notre voiture : ne pas respecter les règles peut coûter cher, au-delà des risques encourus. En EDPM aussi, enfreindre le Code de la route nous expose à des amendes.

Comme indiqué ci-dessus, le Plan national prévoit de relever le niveau de deux classes de contravention, qui passeront ainsi de 35 € (2e classe) à 135 € (4e classe). Elles concernent les deux infractions suivantes :

  • La circulation sur les voies interdites aux EDPM ;
  • Le transport d’un passager.

Les sanctions existantes sont maintenues, à savoir : 

  • Débrider la trottinette électrique (135 € d’amende) ;
  • Circuler avec une trottinette débridée (1500 € d’amende) ;
  • Le non-respect de l’obligation du port du gilet fluo ou d’un élément rétroréfléchissant la nuit et en condition de faible visibilité (35 € d’amende) ;
  • Tracter une charge ou se faire remorquer par un EDPM (35 € d’amende).

 Utilisateurs ou non de ces nouvelles mobilités, parlons-en et diffusons les bonnes pratiques pour la sécurité de tous.

Sources